La Gazette

des Comores

Célébration de la journée mondiale de la presse / Les Comores perdent cinq places

Célébration de la journée mondiale de la presse / Les Comores perdent cinq places © : HZK-LGDC

Comme chaque année, le 3 mai est célébré dans le monde comme la journée de la liberté de la presse. Une occasion pour les professionnels des médias de toucher du doigt les problèmes que traverse la presse. Au moment où est publié le nouveau classement mondial de la liberté de presse, qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays, les Comores se retrouvent reléguées au 49eme rang mondial, tout en conservant sa place de leader de l’océan indien.


Les journalistes comoriens se donnent rendez-vous ce jeudi matin, 3 mai, dans la ville de Ntsoudjini, choisie pour la traditionnelle marche pacifique des professionnels des médias. Cela rentre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse. Une  occasion pour parler des droits et devoirs des journalistes.

 

Cette année, les journalistes vont s’interroger sûrement sur les raisons qui ont fait perdre aux Comores cinq places dans le classement mondial de la liberté de la presse en 2018. Reporters sans frontières (Rsf) place l’Union des Comores au 49eme rang mondiale, contrairement à l’année précédente où le pays occupait la 44eme place. Toutefois, le pays conserve sa première place dans la région Océan indien, devant Madagascar, Maurice et les Seychelles.

 

Cela se justifie par, « malgré une liberté de la presse garantie par la Constitution de 2001, l’autocensure est une pratique courante chez nous en raison de lourdes peines punissant la diffamation », nous dit Ahmed Ali Amir, directeur général d’Alwatwan, journal d’Etat qui rapporte un résumé du rapport de Reporters sans frontières qui cite entre autres : « le manque cruel de ressources et de formation » mais aussi « les coûts élevés de la connexion et la fréquence des coupures internet ». En Afrique, le score s’est légèrement amélioré par rapport à 2017.


Invité sur les ondes de l’Ortc dans l’émission « La matinale de l’Ortc », Ahmed Ali Amir  explique que la perte de ces cinq points s’explique par rapport aux conditions de travail des journalistes comoriens. Il cite à titre d’exemple les salaires misérables en vigueur dans le pays. Ainsi, le directeur général d’Alwatwan souhaite que les journalistes prennent eux-mêmes leur responsabilité. « Si nous prenons les choses au sérieux, nous pourrons aller de l’avant », croit-il.

 

Dans cette nouvelle édition, la Norvège reste en tête du classement pour la seconde année consécutive, suivie par la Suède (2e) comme l’an dernier pendant la Corée du Nord (180e)  conserve la dernière place de 2017 et 2018.  

 

Ibnou M. Abdou

 


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