Dans une conférence de presse, l’Office comorien des produits de rente (Ocpr) a rejété les accusations selon lesquelles, il soutiendrait frauduleusement une société d’exportation de vanille. Le directeur général Issimaila Mohamed a clarifié la situation et estime que le gouvernement ne cesse de les accompagner dans leurs activités.
Suite aux accusations des préparateurs de vanille montrant que l’Office comorien des produits de rente (Ocpr) soutiendrait frauduleusement une société d’exportation de vanille, le directeur général de cette entité publique qualifie ces propos de mensongers. Selon lui, les préparateurs de vanille n’arrivent plus à maitriser leur clientèle à l’étranger. «Nous sommes actuellement en train de chercher les moyens nécessaires pour que la vanille puisse être préparée selon les bonnes pratiques de préparation », a-t-il avancé. Ce dernier a montré que le gouvernement comorien s’engage à soutenir les acteurs des produits de rente notamment par la construction d’une centrale d’achat mais aussi des équipements pour la préparation de la vanille selon les bonnes pratiques. « Une mission spéciale de prospection, composée de certains des 27 lauréats retenus lors de l’appel à projets, est prévue pour septembre 2024 en France. Cette mission aura pour objectif de rechercher et de discuter avec des clients potentiels afin de rendre l’action gouvernementale plus efficace et visible auprès des producteurs et préparateurs de vanille », a-t-il précisé.
Le directeur de l’OCPR a montré que le gouvernement n’a jamais été influencé par une entreprise d’exportation privée dans la régulation du marché et qu’il continuera d’accompagner les producteurs de cet « or vert ». Lors de ce face à face avec la presse, il a également évoqué le projet Afidev (Appui aux filières d’exportation et au développement rural de l’Union des Comores) et Expertise France, qui a alloué 560 000 000 francs dans le cadre d’un appel à projets visant à « soutenir jusqu’à 50 entreprises comoriennes actives dans les filières d’exploitation de la vanille, du girofle et de l’ylang-ylang. « Malheureusement, seules 27 entreprises ont été retenues, car répondant aux normes et exigences de l’appel à projets », a-t-il rappelé. Et d’ajouter que : « Concernant les 22 tonnes de vanille actuellement en souffrance, l’État devait percevoir des taxes s’élevant à 200 millions de franc, elles ont été gelées lors d’un conseil des ministres le 17 avril 2024 afin de faciliter l’expédition du produit », a-t-il souligné.
Pour rappel, dans le but de soutenir davantage les acteurs de la filière vanille, le gouvernement, à travers le projet Pidc (Projet intégré de développement des chaines de valeurs et de la compétitivité) de la Banque mondiale, a distribué en 2022, 100 000 lianes de vanille aux agriculteurs de tout le territoire national pour augmenter la production et la qualité de la vanille. Une initiative similaire a également été menée il y a environ deux mois dans le cadre du projet Afidev pour la distribution de 80 000 lianes.
Nassuf Ben Amad
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC