La Gazette

des Comores

Coup d’envoi du projet sur la gestion des risques de catastrophes

Coup d’envoi du projet sur la gestion des risques de catastrophes © : HZK-LGDC

Ce mardi 18 février 2025 a eu lieu à l’hotel Retaj Moroni la cérémonie de lancement officiel du projet multinational de financement de la gestion des risques de catastrophes climatiques. Ce dernier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme africain de financement de la gestion des risques de catastrophes (ADRiFI) initié par la Banque Africaine de Développement (BAD). Il vise à renforcer la résilience des pays exposés aux catastrophes naturelles en mettant en place des mesures de prévention, d’adaptation et réponse rapide.


« Ce projet est bien plus qu’une simple initiative, il s’agit d’une démarche collective essentielle pour renforcer la sécurité, la résilience et assurer un développement durable aux Comores dans la gestion des risques de catastrophes. Aujourd’hui, nous sommes pleinement conscients de la situation particulière que nous vivons en tant qu’archipel, particulièrement vulnérable face aux catastrophes naturelles, et déterminés à renforcer notre résilience collective », a déclaré le directeur général de la sécurité civile colonel Abdallah Rafik. Et de poursuivre « en raison de sa position géographique et des défis climatiques auxquels nous faisons face, notre pays est exposé à une multitude de risques : tempête tropicales, inondations, éruptions volcaniques, glissements de terrain, et bien d’autres ».

« Les inondations d’avril-mai 2024, les cyclones Chido et Dikeledi sont les preuves les plus récentes. Ces phénomènes affectent directement nos populations, leur quotidien. Mais aussi notre environnement et notre économie nationale. Face à ces défis, il est impératif de renforcer notre capacité à anticiper, à prévenir, mais également à régir efficacement. La mise en place d’un système d’alerte précoce performant pour la gestion des risques climatiques, géologique et anthropiques, est une priorité incontournable pour la sécurité de nos populations et le développement durable de notre nation », a-t-il souligné. « Le choix des Comores pour bénéficier des interventions de ce programme n’est pas fortuit. Classées 33ème sur l’indice mondial de risque climatique 2020 et 166ème parmi les pays les mieux préparés aux changements climatiques, les Comores font partie des nations les plus vulnérables aux aléas climatiques. Le pays est exposé à une large variété de risques naturels. Ces catastrophes entrainent des pertes économiques, sociales et environnement structurelle du pays et l’amélioration des conditions de vie des comoriens. L’appui de la BAD s’inscrit dans les efforts continus du gouvernement de l’Union des Comores pour renforcer la résilience face aux catastrophes climatiques qui frappent l’archipel de manière de plus en plus fréquente et intense », indique à son tour Donald Singue charge en charge du financement des risques climatiques et coordinateur du programme ADRiFi.

« Le programme ADRiFi aux Comores bénéficie d’un financement de base de 4,3 millions de dollars américains, soit 3,3 millions d’unités de compte, sous forme de dons. Ces fonds proviennent principalement du fonds Africain de développement, du fonds multi donateur ADRiFi et du fonds mondial pour l’environnement. En complément, un financement additionnel de 3 millions de dollars a été obtenu auprès de la fenêtre d’action climat de la BAD, portant l’enveloppe totale du programme à plus de 7,5 millions de dollars US. Ce programme vise à : appuyer la mise en place d’un cadre favorable à l’adaptation d’instruments de financement des risques climatiques. De promouvoir l’assurance climatique et les mécanismes associés pour financer l’adaptation et la gestion des catastrophes. Et enfin renforcer l’adaptation et la résilience face aux changements climatiques », dit-il.

De son côté le ministre de l’intérieur Mahamoud Fakridine a souligné l’importance du renforcement des partenariats et de la coopération multinationale pour le développement des capacités nationales en matière de gestion des risques et de système d’alerte précoce. Tout en saluant l’engagement de la BAD et le programme ADRiFi.

Nassuf Ben Amad

 

 

 


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