Dans le cadre du renforcement de la coopération multilatérale entre les Comores et le SNU, les deux parties ont signé vendredi dernier les nouveaux Plans de Travail Annuels 2022 au ministère des affaires étrangères.
Dans le cadre de la coopération et de l'aide au développement, le Système des Nations Unies (SNU) a débloqué 14 millions USD pour les Comores dans divers secteurs. L'éducation, la santé, la lutte contre les violences basées sur le genre et la résilience face au changement climatique. Avec une enveloppe de plus de 5 millions de dollars, les secteurs de la santé et de l'éducation ont mobilisé la deuxième enveloppe de ressources, surtout dans une période où la pandémie de Covid-19 avait atteint un seuil critique. Toutefois, le domaine de l'environnement notamment les risques liés aux changements climatiques et la capacité de résilience du pays face aux risques et catastrophes ont polarisé plus d'attention pour le SNU.
Le SNU à formé plus de 60 journalistes dans les trois îles à mieux communiquer dans le domaine de l'environnement plus particulièrement sur la communication des trois conventions de Rio. Issues du sommet de la terre de Rio en 1992, ces trois conventions (convention sur la diversité biologique, convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques et enfin convention des Nations-Unies sur la lutte contre la désertification) restent des références en matière de lutte contre la dégradation de l'environnement.
Au cours de son discours, le coordinateur résident du SNU François Batalingaya a vanté la nouvelle dynamique de coopération impulsée par les deux parties. « Nous entamons un nouveau cycle de développement durable qui s'étend jusqu’à 2026 », avance-t-il devant l'assistance. Ce nouveau programme de coopération signé en juillet 2021, vient prendre le relais au cadre d'assistance PNUAD (Plan cadre des Nations unies pour le développement). Ce dernier a été mis en place dans le but de renforcer le niveau de coopération entre le SNU et les Etats dans l'appui aux divers programmes de développement. Un programme qui se rapprochait plus de l'assistanat qu'autre chose, dans la mesure où les objectifs du plan cadre étaient fixé par les Nations unies.
Dans le nouveau cadre de coopération, on a misé beaucoup plus sur la latitude des Etats à définir eux mêmes les axes et objectifs de développement. Le coordinateur résident l'a d'ailleurs rappelé dans son discours. « Cette nouvelle ère de coopération ne doit pas nous détourner d'un impératif, garder le cap sur l'horizon 2030 du Plan Comores Emergent et des objectifs mondiaux de développement durable », poursuit-il. 20,7 millions de dollars vont être consacrés à ce programme pour l'année 2022. Articulés autour de quatre piliers, les Plans de Travail Annuels 2022 comprennent 4 volets (planète, peuple, prospérité, paix).
Le ministre des affaires étrangères Dhoihir Dhoulkamal a salué la volonté du SNU à accompagner le gouvernement comorien à la réalisation des ses objectifs de développement. « L'harmonisation du PCE avec l'agenda international 2030 qui se décline en 17 objectifs du développement durable, constitue une étape importante franchi grâce à l'esprit de partenariat resserré et engagé entre le gouvernement et le système des Nations unies », déclare-t-il.
Une façon de dire qu’aucun nuage ne plane au-dessus de la relation des deux partenaires. Et le ministre de conclure : « Les plans de travail annuels 2022 qui intègrent les 4 piliers du plan cadre, cadrent bien avec les orientations stratégiques du comité de pilotage conjoint que j'ai eu le prestige de co-présider avec le coordinateur résident ».
AS Badraoui
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