L'Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI) de la Convention sur la diversité biologique (CDB) a commencé à se réunir virtuellement dimanche dernier, pour faire avancer les préparatifs de la quinzième réunion de la Conférence des Parties et l'adoption du Cadre mondial de la biodiversité post-2020 (GBF), prévue en octobre 2021 à Kunming, en Chine.
La Présidente du SBI, Charlotta Sörqvist de la Suède, a ouvert la réunion par un moment de silence à la mémoire de ceux qui sont décédés pendant la pandémie de la Covid-19. Elle a exprimé sa confiance pour une session réussie, soulignant les défis associés à la recréation d'un format de négociation dans un cadre virtuel. Quant à Hamdallah Zedan de l’Égypte, a au nom de la présidence de la COP14, souligné la nécessité de relever collectivement les défis posés par la pandémie et de s'orienter vers le développement d'un GBF ambitieux, robuste et transformateur.
Pour la Secrétaire exécutive de la CDB, Elizabeth Maruma Mrema, a souligné que plus de 1 830 participants représentant 128 pays et de nombreuses organisations se sont inscrits à la réunion. Elle a souligné que la session examinerait 18 points de l'ordre du jour, y compris des documents vitaux pour le développement du GBF et la préparation réussie de la COP15. Elle a en outre souligné que la session informelle du SBI-3 en mars 2021 a permis un premier échange de vues, qui sera inclus dans l'élaboration du projet de recommandations.
Les délégués ont abordé les questions d'organisation; passé en revue les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Convention et du Plan stratégique sur la biodiversité 2011-2020; une évaluation de l'efficacité du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques et ont ouvert des discussions sur le processus d'un GBF post-2020. Les Parties ont en outre souligné la nécessité d’améliorer la mise en œuvre, notamment grâce à un soutien financier accru aux pays en développement et à une meilleure intégration de la diversité biologique dans les secteurs productifs.
Des appels ont été lancés pour des moyens de mise en œuvre adéquats, notamment le renforcement des capacités, le transfert de technologie, la coopération scientifique et les ressources financières. Les observateurs ont appelé à des actions sensibles au genre dans la mise en œuvre et l'intégration des questions de genre dans les cadres politiques de la biodiversité, et pour assurer la participation équitable des femmes à la prise de décision.
Par ailleurs, les Parties au Protocole sur la prévention des risques biotechnologiques ont souligné la nécessité de poursuivre le financement et le renforcement des capacités pour l'élaboration et la mise en œuvre de plans nationaux de prévention des risques biotechnologiques.
Ils ont également appelé à un financement spécifique pour la prévention des risques biotechnologiques dans le cadre du Fonds pour l'environnement mondial (FEM) et à l'intégration de la prévention des risques biotechnologiques dans les Stratégies et Plans d’actions nationaux sur la Biodiversité (SPANB).
Mmagaza
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