La Gazette

des Comores

Convention sur la diversité biologique (CDB): L'urgence des problèmes à résoudre

Convention sur la diversité biologique (CDB): L'urgence des problèmes à résoudre © : HZK-LGDC

Le lundi 14 mars s'est ouvert à Genève (Suisse), la Conférence de Genève sur la biodiversité, marquant la première réunion en présentiel de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et cela après plus de deux ans d’attente suite à la Covid 19. En effet, après 22 mois de retard, les conditions permettent enfin une rencontre en personne.


L'urgence de résoudre les problèmes sous-jacents n'a fait qu'augmenter au cours des deux dernières années de la pandémie de Covid-19. Dans ce contexte, trois organes se réunissent simultanément. Il s’agit de l'Organe subsidiaire de conseil scientifique, technique et technologique (Sbstta), de  l'Organe subsidiaire de mise en œuvre (Sbi) et le Groupe de travail à composition non limitée sur le cadre mondial de la biodiversité pour l'après-2020 (Wg2020). Au cours de la première journée de travail, après une séance d'ouverture conjointe, les trois organes ont tenu leurs sessions plénières de reprise de leurs activités.

 

Selon les termes de la secrétaire exécutive de la Convention, Elizabeth Maruma Mrema, ces rencontres « sont essentielles à l'élaboration d'un cadre mondial de la biodiversité (GBF) efficace pour l'après-2020 ». Mrema a souligné « la responsabilité de veiller à ce qu'un GBF efficace soit négocié avec succès et que des mesures urgentes soient prises pour le mettre en œuvre », étant donné que la perte continue de biodiversité et la dégradation des écosystèmes ont de profondes conséquences sur les sociétés humaines et constitueront une menace existentielle pour les générations futures.

 

Pour rappel, ces sessions ont été suspendues étant entendu qu'ils reprendraient en présentiel lorsque la pandémie de Covid-19 le permettrait, pour finaliser les négociations sur le GBF et adopter des recommandations pour la deuxième partie de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, qui est censée se réunir à Kunming, en Chine, plus tard cette année. La convocation simultanée de la reprise des réunions des trois organes permettra un dialogue interactif qui, selon de nombreux participants, est nécessaire pour parvenir à un « accord global» sur divers points en cours de négociation et atteindre l'objectif commun.

 

Dans les déclarations liminaires des groupes régionaux et des principales parties prenantes, le Sénégal, au nom du Groupe Africain, a salué la reprise des réunions en face à face et a souligné la nécessité d'un financement réaliste, d'un transfert de technologie, d'un renforcement des capacités, de mécanismes de mise en œuvre et d'un accord viable sur les avantages- partage lié aux informations de séquence numérique (DSI).

 

Le coprésident du Gt2020, Francis Ogwal, a rappelé aux personnes réunies en plénière, l'incroyable quantité de travail à faire jusque-là. « Nous commençons un compte à rebours », a-t-il ajouté. Comme si le calendrier n'était pas assez pressant : trois organes se réunissant en deux semaines, avec des prolongations quotidiennes jusqu'aux heures tardives, certains participants se préparaient pour de longues nuits - et d'autres se demandaient ce qu'il était possible de faire lorsque tout était pressé dans un tel contexte, avec une fenêtre étroite d’opportunité.

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.