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des Comores

Convention de Bâle sur les déchets dangereux: L’Afrique et les petits états insulaires pour une gestion équitable et durable

Convention de Bâle sur les déchets dangereux: L’Afrique et les petits états insulaires pour une gestion équitable et durable © : HZK-LGDC

Réunis à Genève (Suisse) du 23 au 26 juin, pour la 15ᵉ réunion du Groupe de travail à composition non limitée de la Convention de Bâle, celle-ci a confirmé l’importance croissante des enjeux liés aux mouvements transfrontières de déchets et à leur gestion écologiquement rationnelle. Au cœur des débats, le Groupe africain et les Petits États insulaires en développement (PEID) ont porté une voix commune appelant à davantage de protection environnementale, de renforcement des capacités et de solidarité internationale face à des défis qui touchent particulièrement les pays vulnérables.


Les délégués ont examiné plusieurs dossiers majeurs sur les déchets plastiques, électroniques, les batteries, les textiles usagés, les polluants organiques persistants (POP), le mercure ainsi que les procédures de contrôle des transferts internationaux de déchets. La réunion a également permis d’évaluer les moyens de moderniser la Convention afin qu’elle reste adaptée aux nouvelles réalités environnementales. Le Groupe africain a insisté sur la nécessité d’améliorer la procédure de consentement préalable en connaissance de cause (PIC), considérée comme un mécanisme essentiel pour permettre aux pays importateurs de contrôler les déchets entrant sur leur territoire. Ils ont également appelé à renforcer les directives techniques relatives aux POPS, au mercure, aux batteries et aux déchets émergents.

 

Le Groupe a également défendu une meilleure prise en compte des réalités locales, notamment le rôle du secteur informel dans la récupération et la valorisation de certains déchets. Pour les batteries usagées, les pneumatiques et d’autres flux complexes, les pays en développement demandent un accompagnement technique et financier permettant de mettre en place des systèmes sûrs de collecte, de traitement et de recyclage. Les Petits États insulaires en développement à l’instar des Comores, ont rappelé leurs vulnérabilités particulières liées à leur éloignement géographique, à la limitation de leurs infrastructures de traitement et à leur dépendance aux transports maritimes. Lors des discussions sur la procédure PIC et les mouvements de transit, les représentants des PEID ont souligné que les flux transfrontaliers de déchets dangereux représentent un enjeu majeur pour ces territoires qui disposent rarement de capacités nationales suffisantes d’élimination.

 

Les États insulaires ont notamment insisté sur l’importance d’améliorer la traçabilité des déchets, la coopération entre pays et l’accès aux informations nécessaires pour sécuriser les opérations de transport. Pour ces pays, une Convention de Bâle efficace doit tenir compte des contraintes spécifiques des territoires insulaires et garantir que la gestion des déchets ne repose pas uniquement sur les capacités financières et techniques des États. Sur la question des déchets plastiques, le Groupe africain et plusieurs PEID ont soutenu une approche visant à renforcer la prévention, la réduction des déchets et la protection de la santé humaine et de l’environnement. Ils ont plaidé pour que les travaux de la Convention continuent à explorer des solutions concrètes face à l’augmentation mondiale des déchets plastiques.

 

Concernant les textiles usagés, l’Afrique a exprimé ses préoccupations face aux mouvements transfrontières de textiles endommagés ou inutilisables parfois présentés comme des vêtements de seconde main. Le Groupe africain a défendu l’intégration de ces flux dans un cadre de contrôle plus rigoureux afin d’éviter les failles réglementaires, tout en reconnaissant l’importance économique du secteur du textile de seconde main dans plusieurs pays africains. Au terme des discussions, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de renforcer la coopération internationale, l’assistance technique et les capacités nationales pour permettre une mise en œuvre efficace de la Convention de Bâle.

 

Mmagaza


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