Le Président Azali Assoumani est à Glasgow (Ecosse, Royaume-Uni), accompagné entre autres du Ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, M. Houmed M’saidié où ils prennent part à la COP26, la conférence internationale organisée par les Nations-Unies sur les changements climatiques.
Plusieurs délégués de 196 pays sont présents pour le sommet, qui vise à maintenir à portée de main l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. A cet effet, deux jours ont été consacrés à écouter les allocutions des dirigeants des pays. Le président de la COP 26, Alok Sharma, a décrit la contribution du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIEC) dans son sixième rapport d'évaluation comme étant un signal d'alarme, et a déclaré que la COP 26 « est notre dernier meilleur espoir de maintenir 1,5°C à portée de main ».
Dans son discours d’ouverture M. Boris Johnson le premier ministre britannique, a annoncé que son pays accorderait 1 milliard de livres supplémentaires d'ici 2025, à condition que l'économie se développe comme prévu, vers un fonds de 100 milliards de dollars (73 milliards de livres sterling) des pays riches pour aider les pays les plus pauvres à passer à des économies vertes et contourner les pires effets de la dépendance aux combustibles fossiles. Cependant, l'objectif de 100 milliards de dollars ne devrait pas être atteint avant 2023 et les écologistes et les experts des pays les plus pauvres sont sceptiques quant au fait que l'argent sera entièrement versé.
Dans son allocution tenu hier, le chef de l’État comorien a rappelé que: « En dépit de nombreuses actions menées par la communauté internationale depuis Rio 1992, en passant par l’Accord de Paris sur le climat, le réchauffement climatique continue à constituer une menace pour l’ensemble de nos pays. En effet les effets du changement climatiques sur la vie socioéconomique de nos pays, ne sont plus à démontrer et notamment dans les Petits États Insulaires en Développement comme le mien qui deviennent depuis en plus vulnérables». En soulignant aussi que : «Toutefois, il faut reconnaitre aussi que bon nombre de nos pays en développement, ne peuvent atteindre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans l’appui et le soutien de la Communauté internationale et plus particulièrement des pays Industrialisés».
Concernant certaines mesures déjà prises, le président a mentionné l’engagement du pays dans une campagne de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, et il a, à cet effet, entrepris d’importantes actions visant à atténuer les effets négatifs des changements climatiques. C’est dans ce cadre que la campagne « un comorien, un arbre », dont l’objectif est de parvenir à reboiser 10% du territoire, à l’horizon 2030 a été entreprise. A travers cette campagne, il est prévu d’augmenter chaque année, la superficie de nos terrains reboisées, mais aussi étendre les aires protégées terrestres existantes afin d’atteindre 30% du territoire terrestre, à l’horizon 2030.
Par ailleurs, sur le plan énergétique, une initiative de développement de la géothermie et du photovoltaïque avec l’objectif final de couvrir plus de 50% de la demande nationale en électricité a été lancée. Pour le Président : «L’atteinte de cet objectif nous permettra non seulement de soutenir davantage la croissance verte pour laquelle nous nous sommes engagés mais aussi de parvenir à la transformation économique de notre pays».
Mmagaza
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