La Gazette

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Conférence internationale sur les changements climatiques

Conférence internationale sur les changements climatiques © : HZK-LGDC

La déception Tel est le constat après la tenue de la 25ème conférence des parties sur les changements climatiques, qui s’est tenu à Madrid, en Espagne du 2 au 13 décembre, mais qui a été prolongée de deux jours en raison des blocages issus de part et d’autres. Les deux semaines de négociations ont surtout été marquées par des désaccords forts entre les pays.


« Je suis déçu des résultats de la COP25 », a laconiquement déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un communiqué de presse et sur Twitter. A Madrid, « la communauté internationale a raté une occasion importante de montrer une ambition accrue en matière d'atténuation, d'adaptation et de financement pour faire face à la crise climatique », a déploré le chef de l’ONU.

 

Cependant, il s’est dit « plus déterminé que jamais » à œuvrer pour faire de 2020, l'année où tous les pays s'engageront à faire ce que la science nous dit être nécessaires : « atteindre la neutralité carbone en 2050 et une augmentation maximale de la température limitée à 1,5 degré ».

 

Et pourtant, malgré la déception suscitée par le manque d’ambition climatique à l’issue de la COP25, plusieurs avancées ont été enregistrées lors des négociations à Madrid, même si le texte de la décision finale de la COP 25 « réaffirme avec une vive inquiétude la nécessité urgente de combler l'écart important entre l'effet global des efforts d'atténuation des Parties en termes d'émissions annuelles mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2020 (…) », en même temps qu'il « souligne l'urgence d'une ambition renforcée afin d'assurer les efforts d'atténuation et d'adaptation les plus élevés possibles de toutes les Parties ».

 

Par ailleurs, les négociateurs ne sont pas non plus parvenus à un résultat sur les marchés du carbone et l'article 6 de l'Accord de Paris. Au cours des dernières heures de négociation, plus de 30 Gouvernements se sont ralliés aux « principes de San Jose » dans le but de préserver l'intégrité des règles du marché du carbone et d'éviter les failles et la capacité de double comptabilisation des crédits.

 

« L'essentiel étant de ne pas accepter un accord qui aurait affaibli l'Accord de Paris, les Parties ont convenu de reporter la décision à 2020, afin de se donner de meilleures chances d'aboutir à une décision ambitieuse et préservant l'environnement », justifie un négociateur.

 

Les Parties ont réussi à s'accorder sur les orientations à donner au Fonds environnemental mondial, au Fonds d'adaptation ainsi qu'au Comité permanent des finances. Les discussions n'ont, en revanche, pas abouti sur le point d'agenda concernant la finance de long terme au-delà de 2020. Les orientations à donner au Fonds vert pour le climat ont également fait l'objet de nombreuses discussions.

 

L'accord final de la COP 25 « exhorte » à accroître le soutien des pays développés et des autres pays en mesure de le faire, ainsi que des organisations privées et non gouvernementales, des fonds et d'autres parties prenantes. Il souligne le besoin de traiter les enjeux de perte de biodiversité et de changement climatique de façon intégrée. Il annonce l'organisation d'un dialogue sur l'océan et le changement climatique ainsi qu'un dialogue sur les terres et l'adaptation.

 

Tous ces efforts montrent clairement le besoin urgent de prendre des mesures ambitieuses pour faire face à l'urgence du changement climatique. Le mauvais résultat de la COP 25 laisse reposer tous les espoirs sur la COP 26, qu'accueillera le Royaume-Uni à Glasgow en novembre 2020.

 

Mmagaza

 


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