Une délégation comorienne se trouve d’ores et déjà à Marrakech pour le COP22 du 7 au 18 novembre. Les jeunes comoriens qui ont accueilli la 12ème édition de la conférence des jeunes sur le changement climatique, n’ont aucun représentant. La jeunesse comorienne étant laissée pour compte, le manifeste adopté après trois jours de travaux sera présenté à la COP22 par leurs collègues réunionnais et malgaches.
Triste réalité. Marrakech a pourtant envoyé une dizaine d’invitations aux jeunes comoriens pour se présenter à la COP22 avec leur manifeste. Dans la délégation dont la première vague serait composée de plus d’une dizaine de personnes, la jeunesse COY12 n’est pas représentée. D’après Mouigni Aly, le coordinateur de la COY12-Moroni qui s’est tenue du 28 au 30 octobre, l’hébergement et la restauration sont (en tout cas étaient) pris en charge par le Royaume du Maroc.
« Et le gouvernement ne nous pas payé les billets, c’est ce qui nous a pénalisé », déplore le coordinateur. Les jeunes ont fait des pieds et des mains pour qu’ils soient intégrés dans ladite délégation, ne serait-ce que le coordinateur seulement, mais il s’avère hélas qu’ils n’ont brassé que de l’air. A titre de rappel, la jeunesse comorienne avait eu l’honneur d’organiser la 12ème conférence des jeunes (COY12) au nom de l’Océan indien du 28 au 30 octobre.
Mis à part le long et beau discours du vice-président en charge de l’environnement, le gouvernement n’a fait part d’aucune forme de contribution, ni avant ni pendant les travaux. Lequel discours en voici un extrait : « Cette belle action vous honore ; elle représente un signal fort adressé aux autorités et à toutes les classes sociales aussi bien des pays de la région que du monde entier. Vous avez voulu démontrer que nous vivons déjà avec le changement climatique et que nous devrons y réfléchir pour faire face aux conséquences douloureuses qui nous attendent », lu par Mmadi Kapachiya, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’environnement. « Nous on porte la voix de la jeunesse, c’est dommage qu’aucun de nous ne soit à Marrakech », regrette aujourd’hui cette jeunesse devenue incontestablement le cadet des soucis des gouvernements comoriens successifs, en dépit des belles promesses.
Toufé Maecha
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