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des Comores

Conflit entre Saliamani et Tsidjé Les avocats de Salimani s’interrogent

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Conflit entre Saliamani et Tsidjé Les avocats de Salimani s’interrogent © : HZK-LGDC

Le conflit qui oppose Salimani et Tsidjé continue à défrayer la chronique. Il semble que jusqu’ici, six jeunes de Salimani se trouvent entre les mains de la justice, alors que, de l’autre coté, aucun n’a été interpelé. Les avocats de Salimani se demandent, devant la presse, pourquoi la justice fait deux poids et deux mesures. Selon eux, le tribunal ne tient pas compte des plaintes déposées par Salimani.


6 juillet - 6 octobre, cela fait déjà 4 mois depuis qu’une crise de voisinage s’est déclenchée entre deux villages de la région d’Itsandra, à savoir Tsidjé et Salimani. Les avocats de ce dernier, haussent le ton. Hier au cours d’une conférence de presse, Me Harmiya Ahmed et Me Youssouf Msa, se demandent l’opportunité d’interpeler une partie et laisser les autres se promener dans la nature. « Tout le monde sait que les maisons n’ont pas brûlé toutes seules. Pourquoi, ce sont les enfants de Salimani seulement qui se trouvent entre les mains de la justice », s’interroge Me Youssouf Msa, qui témoigne que « Salimani a déposé sa plainte trois fois, sans suite ». Pour les avocats, la justice doit agir comme elle l’a fait à Ikoni, Pidjani et Wongoni.

« Nous nous sommes interrogés également pourquoi, notre justice ne tient pas compte des plaintes qui ont été déposées par les victimes de Salimani. A titre d’illustration, « nous avons une femme qui a été vraiment déshonorée, séquestrée et malmenée et qui a porté plainte depuis le 6 juillet, et malheureusement cette plainte n’a pas été prise en considération », regrette l’avocat qui se demande si les victimes des coups et blessures qui ont été soignés à l’étranger pour cause d’incapacité à les prendre en charge au plan national ne sont pas prises en compte également.

Devant la presse nationale ces avocats estiment qu’il y a, dans cette affaire une autre tournure. Puisque « il y a autant de silences et autant de non dit dans ce dossiers. C’est pour cette raison que nous ignorons l’issue de cette procédure qui traîne dans le temps », ajoute Me Harimiya.

Madame la bâtonnière s’interroge, au cours de son exposé, sur la question de la justice comorienne dans cette affaire. Elle dit espérer qu’il y aura un  procès équitable pour que toutes les parties puissent cohabiter dans un climat de paix entre ces deux villages voisins. Et que surtout la vérité bien se manifeste et qu’une décision équitable soit rendue.

Les deux conférenciers, entourés par certains natifs de Salimani, dont une des victimes qui revient de l’extérieur, assurent que les 6 détenus de Salimani sont « sans nul doute » innocents. « Cela se justifie par leur comportement, leur éducation et surtout leur emploi du temps de ce 6 juillet, jour de la fête nationale. Certains d’entre eux étaient à Moroni jusqu’à 18h », persiste et signe Me Youssouf.

 

Ibnou Med Abdou

 


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