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Conflit autour de la nomination de Kabir / Le ministre Hafi : « Je ne suis pas en conflit mais avec la loi »

Conflit autour de la nomination de Kabir / Le ministre Hafi : « Je ne suis pas en conflit mais avec la loi » © : HZK-LGDC

Revenant sur le refus « catégorique » de l’exécutif de Ngazidja et du commissariat à l’Education de remplacer Nizar Ali Idjihadi, nommé par arrêté du Gouverneur à la direction générale à l’Office des Examens et Concours (OEC), par Kabir Iliassa, nommé au poste de directeur régional dans le même office par arrêté ministériel, Salim Mahamoud Hafi considère celui-ci d’enfantin. Le ministre de l’éducation qui se dit « être avec la loi », appelle les futurs lauréats à déposer leurs dossiers dans les locaux de l’Office National des Examens et Concours sis à Imam Chafioun.


« C’est le ministère de l’éducation qui prépare les examens nationaux, son déroulement, qui signe les diplôme de fin de cycle », lance d’emblée le ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique qui montre, à cet effet, qu’il est dans le devoir de l’institution de veiller sur tout le processus notamment de la certification des dossiers au déroulement des examens. Devant la presse, Salim Mahamoud Hafi rappelle que « tous ceux qui travaillent dans le domaine, notamment dans la préparation du processus des examens, sont sous l’autorité du ministère et nulle autre institution ».

Le conférencier a exclu toute idée de conflit avec l’exécutif insulaire ou avec toute autre institution. Ce dernier précise qu’il est du côté de la loi. « Je ne suis pas en conflit mais avec la loi », dit Salim Mohamed Hafi. Faisant allusion aux articles 102 et 103 de la constitution de 2018, le ministre montre que l’exécutif n’a aucun pouvoir. « Il n’y a plus de loi statutaire », a-t-il dit. Il précise, en lisant les textes constitutionnels qu’en « concertation avec l’Union, l’Île agit ». Hafi montre qu’il s’agit là de compétences partagées et sur ces dernières, les exécutifs doivent agir à la demande de l’Union.

Travailler pour l’intérêt de la nation et surtout pour la valorisation de l’Education est la principale politique mise en place par le ministre de l’Education. « Le temps des conflits est révolu. J’appelle alors l’exécutif de Ngazidja à travailler dans l’intérêt de nos enfants car moi Kabir je ne le connais pas », exhorte le Ministre qui rappelle que « depuis sa nomination, c’est le plan de redressement de l’éducation qui reste sa principale préoccupation, même si cela semble difficile ».

Serein, Salim Mahamoud explique que l’idée de placer un directeur régional à la place d’un directeur général, n’est qu’une question de forme. Seulement nous pouvons nous demander pourquoi celle-ci n’a pas été suivie ou du moins éviter ce conflit de fond et de forme ? « Je ne pense pas que c’est la question du fond qui pose problème. Et même, la forme on peut la discuter sans poser polémique », explique-t-il en qualifiant les réactions de l’exécutif d’enfantines. Hafi se questionne alors sur l’indépendance de l’OEC et de l’ONEC. Selon lui, tout doit être harmonisé pour assurer la pérennité des affaires courantes. Il précise que dans le nouveau cadre organique, il ne sera question que d’une direction nationale qui sera représentée par des antennes régionales au niveau des iles.

Faisant mention de l’avis déposé par cet exécutif à la chambre consultative de la Cour Suprême qualifiant « l’arrêté de nul et non avenu, de non-conformité à la juridiction », le ministre de l’Education exhorte les parents, les futurs candidats et les chefs d’établissement à se conformer aux textes en déposant les dossiers au bureau de l’ONEC à défaut d’un local à la direction régionale de l’OEC.

A.O Yazid

 


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