Jeudi dernier, s’est tenu dans la salle de conférences du PIDC, un atelier portant sur la validation de l’étude de conditionnement et commercialisation des produits agricoles (vivriers, rentes, fruits et légumes) à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
En effet, les pertinences techniques du conditionnement et les méthodes de commercialisation requièrent une importance capitale pour les produits agricoles notamment les produits de rente, les vivriers, les fruits et les légumes. Aussi, se pose la mise en place des techniques de conditionnement permet aux populations locales une conservation plus longue, un stockage plus écologique, une consommation en toute période de l’année et donc une diminution des pertes post-récolte. De plus, cette activité est créatrice d’emplois et génératrice de revenu. Dans ce contexte, le PIDC intervient dans les thématiques de conditionnement et commercialisation, un secteur qui n’est pas encore très développé. Ainsi, dans le cadre de ses activités et au titre de la sous-composante « Structuration des chaînes de valeurs pour le développement de l’agri business », le projet a recruté un consultant national pour la réalisation d’une étude de conditionnement et commercialisation des produits agricoles.
Par ailleurs, il est reconnu que le système de commercialisation des produits agricoles est encore resté ordinaire. Alors que la tendance de consommation au niveau du pays évolue avec l’ouverture de mini et supermarchés, les produits venus des champs et des fermes agricoles sont présentés en l’état au marché et de ce fait trouvent très peu de place ou pas du tout dans les commerces modernes. En l’absence de conditionnement et/ou d’emballage, les produits agricoles comoriens ne pourront pas être exportés convenablement alors qu’ils peuvent constituer une niche de marché vis-à-vis des diasporas comoriennes à travers le globe.
A l’heure actuelle, on ne peut pas à proprement parler de l’existence d’une industrie du conditionnement et de ce fait, la commercialisation des produits agricoles se fait sous une forme peu compétitif sur le marché local. On note donc une difficulté à vendre les produits comoriens sur le marché international ou de façon optimale. Ceci malgré une disponibilité de produits de qualité aussi bien alimentaires que les essences naturelles pour la parfumerie, la cosmétique et les aromes.
Au cours des discussions, il a été suggéré notamment de viser à investir dans une unité de fourniture et commercialisation d’emballages permettant aux petits producteurs d’avoir accès aux intrants d’emballages. L’importation d’emballages nécessite d’avoir affaires à des quantités importantes, des quantités qui sont hors de portée des petits producteurs.
Et aussi de mettre en place des outils de financements adaptés en termes de crédits spécifiques à l’investissement dans le secteur des chaines de valeurs des produits agricoles avec des taux d’intérêts et des durées spécifiques et aussi de développer les infrastructures de transport et de logistiques, routiers, maritimes et aériennes pour une connectivité inter-iles, régionale et internationale.
Mmagaza
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