La Gazette

des Comores

Concertation sur la politique nationale de migration

Concertation sur la politique nationale de migration © : HZK-LGDC

Dans le cadre de la validation technique de la Politique nationale de Migration de Main-d’œuvre, sensible au genre en Union des Comores, le ministère de la jeunesse, de l’emploi avec l’appui du projet de gestion de la migration en Afrique australe (SAMM) a organisé du lundi 16 au mardi 17 septembre un atelier de validation. Une étape cruciale des autorités comoriennes pour mettre en place un cadre juridique pour une bonne gouvernance de la gestion des migrations.


L’initiative de formuler cette politique nationale de migration de main-d’œuvre, sensible au genre en Union des Comores justifie la volonté des mandants tripartites et l’engagement du gouvernement comorien à mettre sur pieds des cadres politiques l’égaux et propices en matière de gouvernance et de gestion des migrations en vue de renforcer la productivité des entreprises publiques et privées et de promouvoir le développement socioéconomique des pays d’origine et de destination, à travers une main-d’œuvre qualifiée, susceptible de contribuer à la production des biens et services au niveau national, régional et international. Ça doit servir d’outil de cadrage et d’orientation en vue de faciliter une migration sûre, ordonnée et régulière et permettre de réduire les inégalités sociales. Tout en promouvant les systèmes de recrutement des travailleurs étrangers en faveur d’un pays ou d’un autre et en garantissant également un système de reconnaissance des acquis professionnels. Mais, aussi le respect des droits et principes fondamentaux du travail, et de garantir le progrès et une paix sociale durable.

« Au-delà de l’efficacité économique, cette politique vise à garantir une migration sûre, ordonnée et régulière, tout en veillant à réduire les inégalités sociales et à protéger les droits des travailleurs, notamment les femmes et des jeunes, souvent les plus vulnérables. Elle embrasse non seulement les valeurs fondamentales que nous partageons : la justice sociale, l’égalité des chances, et le respect des droits humains. Mais, aussi elle inclut la création d’opportunités d’emploi productif, un accès à une protection sociale efficace, et des droits du travail pour tous », a déclaré Ibrahim Omar secrétaire général de la CTTC. Et d’ajouter « nous nous engageons également à promouvoir la cohésion sociale, en veillant à ce que chaque citoyen, quelle que soit sa situation ou son origine, ait accès à des opportunités égales et à un cadre de vie harmonieux ».

« Au terme de ces deux jours, nous nous sommes engagés à examiner et à améliorer le document qui nous a été soumis. Cette politique est une avancée majeure des autorités à mettre en place un cadre légal pour une meilleure gouvernance des mouvements migratoires bénéfiques à nos entreprises et aux travailleurs comoriens », a montré à son tour Djalim Abdallah directeur exécutif du Modec. 

De son côté le secrétaire général du ministère de l’emploi Ibrahim Mahamoud a souligné que les recommandations formulées et les résultats obtenus, prouvent l’engagement à œuvrer pour promouvoir le travail décent et d’améliorer la gouvernance de la migration de main-d’œuvre en Union des Comores. Ces travaux vont nourrir constamment la volonté du gouvernement pour la mise en œuvre effective de la politique nationale de la migration de main d’œuvre aux Comores.

Nassuf Ben Amad

 

 

 

 


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