Rasmia Abdoulanziz, conseillère juridique du directeur général de Comores Telecom, avait été placée en garde à vue hier, à la gendarmerie de Moroni avant d’être relâchée quelques heures plus tard. A l'origine, un conflit qui aurait dégénéré entre la jeune femme et un employé de l’aéroport de Hahaya dans les locaux de Comores Telecom. A l'issue de cette affaire, une personne influente aurait demandé à Mgomri de remercier sa conseillère.
Les faits se sont déroulés lundi dernier au siège de Comores Telecom, à Volovolo. Un agent de l’Aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim (Aimpsi) s'y est rendu pour une course. Sur place, l'agent dont nous taisons volontairement le nom, rencontre la conseillère juridique du directeur général de la société, qu'il semble connaitre.
S'en suit alors un échange un peu musclé. L'agent de l'Aimpsi taquine la jeune femme en l'accusant de « profiter du pouvoir » alors qu'elle n'a pas contribué à l'élection de l'actuel président, sous entendant qu'elle a un poste valorisant, ceci alors même qu'elle n'a pas fait campagne pour le gouvernement actuel. Excédée, Rasmia Abdoulanziz aurait giflé le jeune homme.
Plus tard, le même jour, une convocation de la gendarmerie nationale est envoyée au chef du village de Mitsoudjé, dont est originaire Rasmia Abdoulanziz; à son tour, il le remet à l'intéressée. Le lendemain, la conseillère juridique d'Oumara Mgomri se rend à la gendarmerie où elle sera gardée quelques heures.
Selon son avocat, que nous avons contacté au téléphone avant qu’elle ne soit relâchée, le commandant [de la gendarmerie] a informé qu'il se rendrait sur les lieux, à Comores Telecom [où les faits se sont déroulés], « pour réunir les éléments afin de compléter le dossier avant de le transmettre [au parquet] ».
Fait inquiétant de l’affaire, lundi juste après le grabuge à Comores Telecom, une femme influente et proche de l’agent de l’Aimpsi est aperçue au bureau du directeur général de Comores Telecom dans les coups de 14 heures. Nous apprendrons, de sources filables, qu’elle a adjuré le patron de la société de « suspendre » sa conseillère.
T. Maecha
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