La Gazette

des Comores

Commémoration du cinquantenaire du décès de Said Mohamed Cheikh

Commémoration du cinquantenaire du décès de Said Mohamed Cheikh © : HZK-LGDC

Ce 16 mars 2020 a lieu la cérémonie religieuse commémorant la disparition de l’ancien président du Conseil de gouvernement des Comores, Dr Said Mohamed Cheikh. La cérémonie a lieu dans le mausolée abritant sa dépouille, situé à Moroni dans le quartier Itsandzoni.


Une cinquantaine de personnes a répondu à l’appel de son fils Mahmoud Said Mohamed Cheikh. Il s’agit principalement des membres de la famille du défunt, du carré des fidèles de Cheikh dont Said Hassane Said Hachim, Ali Mlahaili, des personnalités publiques dont Damir Ben Ali, Issihaka Abdourazak et Abdourahime SaidBacar et l’ambassadeur Said Djaé, des notables de la capitale dont Abdallah Mohamed Soifeine, Salime Abdourazak, Charif Albach mais aussi des anonymes. Aucune personnalité politique du pouvoir ni de l’opposition n’a été présente.

 

Après une lecture collective du saint coran, un hommage a été rendu par Said Hassane Said Hachim. Après avoir retracé le parcours politique du président Said Mohamed Cheikh et de ses relations avec le prince Said Ibrahim, Said Hassane Said Hachim a particulièrement insisté sur l’ingratitude et le manque de reconnaissance qui gangrène les Comores concernant toute personne ayant rendu service à ce pays.

 

Il a plusieurs fois cité le travail et l’œuvre réalisés par d’éminentes personnalités politiques, religieuses ou sociales ayant contribué à bâtir notre jeune nation et notre jeune Etat dont Al Habib Bin Sumeit, Ahmed Abdallah Abdérémane, Mohamed Ahmed.

 

Il a égrené les principaux combats auxquels Said Mohamed Cheikh a eu à prendre part tant à l’intérieur de l’archipel que partout dans le monde. Il a cité le soutien que SM Cheikh a apporté, en 1947, à Raseta, Ravoanguy ou Rabemananjara, révolutionnaires malgaches, ses relations avec les révolutionnaires algériens mais aussi avec Léopold Sedar Senghor et Félix Houphouët Boigny.

 

La grande majorité de nos concitoyens ne l’ont pas connu. Ils le connaissent seulement au travers de ses allocutions radiophoniques, qui décrivent leur façon d’agir face aux aléas de la vie. Des mots qui sonnent vrais quand on observe les comportements des uns et des autres.

 

Pour certains, c’était un autocrate qui ne faisait qu’à sa tête et pour beaucoup d’autres il était un pédagogue méconnu. Il aurait pu être le visionnaire du temps des colonies car il avait la carrure et l’esprit nationaliste qui aurait pu éviter au pays de s’embarquer dans les mésaventures qu’il a connues.

 

« Un pays sans son Histoire c’est comme un arbre sans racines », c’est par ces mots lourds de sens que l’un des compagnons du président Said Mohamed Cheikh, l’ancien Ministre Said Hassane Said Hachim a conclu son allocution. Il a exhorté les cadres et les intellectuels de ce pays à se ressaisir et à laisser leur égo pour travailler durement en vue consolider les bases du développement national et de l’édification de notre pays. 

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.