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Commune de Moroni « Une motion sans fondement juridique »

Commune de Moroni « Une motion sans fondement juridique » © : HZK-LGDC

La menace d'une motion de révocation semble s'éloigner de jour en jour à la commune de Moroni. La validité des signatures (39) recueillies prête à caution. C'est du moins ce qui a été dit hier lors d'une conférence de presse tenue par le 2e adjoint et un conseiller de la mouvance Moroni Pour Tous.


« C'est du papier bon à rouler des pistaches », c'est par ces mots que le conseiller Nord (Mohamed Kaambi) élu sous la bannière Moroni Pour Tous a débuté ses propos lors d'une conférence de presse pour rejeter et le projet de motion et la session extraordinaire censée se tenir ce jeudi. Pour justifier ses propos, l'élu de la capitale est revenu sur la collecte des 39 signatures. Et il n'avait pas des mots assez durs pour qualifier les auteurs. « Je me réserve le droit de porter contre les auteurs de cette supercherie plus particulièrement madame Amina Abdallah qui a signé ce document », martèle-t-il. L'élu fait référence à la convocation d'une session extraordinaire par les 39 signataires de la motion de déchéance qui est en réalité une motion de révocation selon l'article 11 sur la loi de la décentralisation. « Je n’ai jamais donné mon aval pour être cité sur un tel document, non plus apposer ma signature », précise Mohamed Kaambi.


Présent lors de cette conférence de presse, le deuxième adjoint à la Mairie a esquissé ce qu'on peut apparenter à une présentation de bilan. « A notre arrivée en octobre 2020, nous avons hérité d'une situation financière catastrophique. Le bâtiment même de la mairie était sous hypothèque auprès d'une institution financière de la place et en 15 mois, nous avons épongé cette dette (34 millions). Nous sommes redevenus crédibles auprès des banques, chose impensable il y a quelques années », annonce-t-il. Le deuxième adjoint, lui même élu du nord est revenu sur le statut des employés de la commune. « Nous avons fait en sorte que tous les employés perçoivent leur salaire par virement bancaire contrairement aux années passées », poursuit-il. Sur ce dernier point, certains émettent des réserves sur la paternité de la mesure. Il est vrai qu'ils ont su assurer une certaine continuité, mais l'initiative du payement par virement bancaire viendrait de l'ancienne administratrice de la Mairie madame Harmia Mattoir.


Sur les autres aspects de la motion, Jean Mone s'est dit consterné notamment par les allégations de manque de consultation du conseil par l'exécutif. Et de citer l'article 67 de la loi sur la décentralisation qui donne au Maire le droit d'engager des initiatives en attendant la réunion des conseils. En ce qui concerne la session de ce jeudi 14, l'adjoint au maire la qualifie de balivernes. « Certes l'article 11 donne latitude aux 2/3 des conseillers de demander une session extraordinaire mais c'est au Maire de la convoquer et non un simple conseiller. Et la session convoquée ce jeudi est nulle et non avenue », conclut Jean Mone Ahmed.


AS Badraoui

 


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