La Gazette

des Comores

Commerce / Promouvoir l’artisanat comorien

Commerce / Promouvoir l’artisanat comorien © : HZK-LGDC

Comme chaque année, la Chambre de commerce d’industrie et d’artisanat de la Grande-Comore a organisé la journée promotionnelle de l’opérateur économique. C’est à travers une foire artisanale que la CCIA Ngazidja a lancé cette activité mardi, au sein de ses locaux sis au quartier Mahadi. Cette dernière aura lieu du 5 au 9 juin.


« Promouvoir les produits locaux » est le message des organisateurs de la foire artisanale de la Ccia Ngazidja. Pour encourager les artisans, le ministère de tutelle prévoit la construction d’un village artisanal qui permettra aux artistes d’avoir un point de vente fixe où tous les produits artisanaux locaux seront exposés pour faciliter les achats. La direction artisanale soutient cette initiative et promet d’œuvrer pour que les artisans puissent vivre de leurs produits. Elle assure que le ministère et la direction de l’artisanat mettront tout en œuvre pour que des normes soient instaurées afin de pousser la population à consommer comorien.

 

« Nos produits artisanaux sont bons. L’exemple le plus concret, ce sont les portes et produits en bois. Les produits locaux peuvent avoir une longue durée contrairement aux autres qui viennent de l’extérieur », se réjouit Rahamatou Goulam, directrice générale de l’artisanat. La foire met en valeur les produits comoriens et l’artisan en particulier. « La mission principale de notre institution est de promouvoir l’artisanat comorien. Donc l’organisation d’un tel évènement permet de rapprocher les artisans de la population afin de trouver les clients potentiels », explique Mohamed Soibr Ed-dine, président de la CCIA.

 

Sur les treize stands d’expositions, dix-neuf exposants. Pour Fatou Said, originaire de Nyumamilima dans le Mboinkou, c'est l'occasion d'exposer son savoir-faire. Infirme, la couturière confectionne des robes, coud des sacs en tissu traditionnel, des portes-feuilles, des pantalons et des chemises. En fauteuil roulant, elle brave son handicap et donne le meilleur d'elle-même.

 

Pour Soifiata Achirafi, qui vend des d’épices, les Comoriens ne consomment pas assez de produits locaux. La cinquantenaire avoue être tombée un peu par hasard dans le monde des épices. « Au début, je voulais me lancer dans la production de chips, mais par manque d’expérience dans le domaine, je me suis tournée finalement dans la production d’épices », nous raconte la gérante de « Kumbara ».

 

Soifiata déplore que les produits locaux ne soient pas exposés dans les rayons du marché comorien. « On s’est donné à fond pour produire ces produits mais nous n’avons pas de soutient. Nos produits ne sont pas sur le marché et pourtant, les mêmes produits exportés y sont. C’est regrettable ». Elle hausse la voix et appelle les Comoriens à changer de mentalité pour consommer des produits made in Comores.

 

A.O Yazid

 


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