Le maire de la capitale Hassan Mohamed Halidi, accompagné de deux de ses adjoints a tenu une conférence de presse ce matin du samedi 07 mai dans les locaux de la Mairie de Moroni. Il est revenu sur la motion de censure mais aussi a fait le bilan des 16 mois passés à la tête de la mairie.
C'est sous les portraits des sept maires qui ont eu à diriger la commune de la capitale depuis 2003 que les conférenciers ont tenu à recevoir les journalistes venus en nombre assister à cette rencontre. D'entrée, le maire de la capitale a tenu à adresser ses meilleurs vœux aux habitants de la capitale pour l’Aïd El Fitr. « Le bureau remercie aussi les employés de la Commune pour leur exemplarité tout au long du mois de ramadan, notamment en ce qui concerne le ramassage des ordures, mais aussi la bonne tenue (propreté) de la ville le jour de la Aïd », avance Hassan Mohamed Halidi, le maire de la capitale.
L'édile de la capitale ne s'est pas contenté des vœux aux habitants simplement, il est revenu aussi sur le bilan des 16 mois depuis qu'il est lui et son équipe à la tête de la Mairie. « Sans vouloir jeter la pierre sur nos prédécesseurs, nous pouvons nous estimer heureux d'être en avance sur beaucoup d'aspects de la gouvernance par rapport à tout ceux qui m'ont précédé dans ces fonctions », di-t-il. Et de préciser : « Nous sommes la seule administration, étatique et privée confondue à avoir pu payer nos salariés deux fois pour le seul mois d'Avril », une véritable prouesse pour lui surtout après des années d'une gestion chaotique qui a amené la Mairie presque à la banqueroute.
Le premier magistrat de la capitale a esquissé aussi quelques projets en cours, notamment en ce qui concerne le sempiternel dossier de la gestion des déchets. Dans le cadre de l'intercommunalité, la mairie a initié avec l'apport de la gouverneure de l'île, le projet PROVAD qui va regrouper 7 communes pour la gestion des déchets. « Appelé Bi Bio Box, le projet a comme objectif la valorisation des déchets organiques, autrement dit les déchets biodégradable. Ce projet s'il on en croit le Maire de la Capitale permettra aux habitants d'avoir de la valeur ajoutée à partir de la vente de leurs propres déchets », dit-il. Et pour la réalisation du projet, la Commune du washili ya dju a mis à la disposition un terrain de 8 hectares pour l'implantation d'une usine de traitement de déchets. En outre, le maire s'est vanté sans toutefois donner les chiffres d’avoir augmenté les recettes de la mairie de 15 à 20% depuis octobre 2020.
Revenant sur la polémique du moment sur la motion de déchéance voté par une partie des conseillers de la commune, les conférenciers ont regretté ce qu'ils appellent une motion non fondée. Le deuxième adjoint Jean Mone Ahmed était clair sur ce point. « Aucun texte ne prévoit la motion de déchéance, seul le code électoral (art.198) prévoit la motion de révocation qui elle même est assujettie aux articles 11 et 39 de la loi sur la décentralisation », indique-t-il, avant d’ajouter que « toute disposition qui va a l'encontre de ces principes est anticonstitutionnelle, donc nulle et non avenue ». Et le maire de renchérir : « Soit je finis mon mandat, soit je démissionne. Il n'y a pas d’autre alternative. Et dans ces deux cas c'est à moi de décider ». Très offensif, le maire a tenu à faire une précision utile à ses yeux. « Nous ne sommes plus au temps de la désignation ou de la coaptation des Maires de la Capitale, désormais c'est le suffrage universel qui est seul maître », lance-t-il. Une façon de rappeler que le temps de la main mise sur la Mairie de la ville est révolue.
AS Badraoui
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