L’Assemblée nationale a servi de cadre, le 13 avril dernier, à la cérémonie officielle de lancement des activités 2026 de la Coalition islamique militaire contre le terrorisme. L’événement a réuni des représentants de 46 pays membres, ainsi que des acteurs de la société civile, des journalistes et des forces de défense et de sécurité, venus assister à cette initiative axée sur le renforcement des capacités dans la lutte contre le terrorisme.
Organisée en collaboration avec le gouvernement comorien, cette cérémonie marque le début d’un programme de formation qui a débuté le 14 avril 2026. L’objectif est de renforcer les compétences des acteurs nationaux et régionaux en matière de prévention, de détection et de lutte contre le financement du terrorisme. Prenant la parole, le secrétaire général de la coalition, Mohamed bin Saeed Al-Moghidi, a salué l’engagement des Comores et souligné l’importance des différents programmes mis en place pour contrer les menaces terroristes. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre les États membres afin de faire face à des défis de plus en plus complexes. De son côté, le directeur du centre des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme, Mauro Miedico, a rappelé les efforts déjà déployés à l’échelle internationale. « Nous avons soutenu plus de 100 États membres et formé plus de 10 000 personnes », a-t-il indiqué, mettant en avant le rôle clé de la Nations Unies dans l’accompagnement des pays.
Représentant la présidence comorienne, le directeur de cabinet chargé de la défense, Youssoufa Mohamed Ali, a souligné que le choix des Comores n’est pas anodin. Selon lui, il reflète la stabilité du pays ainsi que ses efforts en matière d’élaboration de stratégies de lutte contre le terrorisme. Il a rappelé que « la paix, la stabilité et le vivre-ensemble » constituent les piliers essentiels de cette lutte. Au cœur de cette initiative figure un ambitieux programme de formation visant le renforcement des capacités juridiques, institutionnelles et opérationnelles. Présenté notamment par la responsable du programme, France Lemeunier, celui-ci veut outiller les services chargés de l’application de la loi, les cellules de renseignement financier et les autorités compétentes pour détecter, enquêter et entraver le financement du terrorisme.
Ce programme s’inscrit dans le respect des résolutions du conseil de sécurité des Nations unies et des recommandations du Groupe d’action financière (GAFI). Il met également l’accent sur plusieurs axes stratégiques, notamment la compréhension des typologies et tendances du financement du terrorisme, le renforcement des enquêtes financières et de la coopération entre institutions, l’intégration des technologies émergentes dans les dispositifs de lutte, ainsi que le développement de partenariats public-privé. Selon les organisateurs, 114 programmes de formation ont été élaborés pour répondre aux besoins des États membres, dont 29 bénéficient déjà activement de ces initiatives. En 2025, plus de 990 personnes issues de 15 pays ont été formées à travers 24 programmes. Les Comores, quant à elles, ont déjà bénéficié de deux programmes spécifiques.
À travers cette initiative, la Coalition et ses partenaires entendent non seulement renforcer les capacités techniques des États, mais aussi promouvoir une approche coordonnée et durable face à la menace terroriste. Un enjeu majeur dans un contexte international marqué par l’évolution constante des méthodes de financement et d’action des groupes terroristes. Le lancement de ces activités à Moroni confirme ainsi la volonté des Comores de s’inscrire pleinement dans la dynamique internationale de lutte contre le terrorisme, en misant sur la formation, la coopération et le partage d’expertise.
Mohamed Ali Nasra
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