Six mois après sa prise de fonction, Ali Mlipva Youssouf, directeur général de la Caisse nationale de solidarité et de prévoyance (CNSPS), a tenu ce week-end une conférence de presse pour dresser un premier bilan et fixer les priorités à venir. Entre remerciements, chiffres marquants et rappel à la loi, le ton s’est voulu à la fois cordial et ferme. « Je tiens à remercier les employeurs, nos chers clients, et à souhaiter une bonne et heureuse année à tous : employés, partenaires et travailleurs », a déclaré le directeur général.
Nommé en août 2025, il met en avant des progrès enregistrés en un semestre. Chiffres à l’appui, entre la période août 2024 et janvier 2025 et août 2025 janvier 2026, les recettes auraient doublé. « Plus de 100 millions de francs comoriens mobilisés en six mois, une première », précise-t-il, soulignant ce que ce résultat révèle, selon lui, du redressement financier de l’institution.Cette progression, il l’attribue à l’engagement de ses équipes, les agents de terrain, personnels administratifs et techniciens, qu’il a chaleureusement félicités. Le directeur général met toutefois en garde contre tout relâchement : maintenir l’équilibre, éviter les dépenses excessives et préserver les réserves constituent des impératifs.
« Encaisser ne suffit pas, il faut être optimal », insiste-t-il, évoquant notamment l’amélioration des services rendus aux assurés et la réactivité face aux attentes des usagers. L’objectif affiché est de rendre la CNSPS plus performante sur l’ensemble du territoire national et de la hisser au niveau des meilleures caisses membres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) et de la région. Un partenariat est d’ailleurs annoncé avec le Centre hospitalier national El-Maarouf, dans le cadre de projets tels que l’AMG, afin de contribuer au développement du système de santé national. Par ailleurs, deux leviers auraient permis d’obtenir ces résultats. Le renforcement de la politique de recouvrement et une campagne d’affiliation accrue. Sur ce point, Ali Mlipva se montre clair, l’affiliation ne relève pas du bon vouloir des employeurs.
« La loi nationale l’exige. Tout employeur, y compris les sociétés étrangères exerçant aux Comores, doit affilier ses travailleurs. Nous disposons des textes nécessaires pour les contraindre si besoin. Mais notre objectif n’est pas d’entrer en conflit. Il s’agit avant tout de sensibiliser et de faire prendre conscience de l’importance de l’affiliation », a-t-il expliqué. L’appel est ainsi lancé pour accélérer l’enregistrement des employeurs non affiliés et le recouvrement des cotisations impayées. Si la CNSPS affiche aujourd’hui une dynamique d’optimisation financière et de dialogue partenarial, le défi sera désormais de transformer cet élan en performance durable. Le prochain semestre permettra d’évaluer si la discipline budgétaire et l’adhésion des employeurs suivront la cadence annoncée.
Hamdi Abdillahi Rahilie
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