Dans son dernier bulletin trimestriel couvrant la période d’octobre à décembre 2025, la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) fait le point sur ses principales actions en faveur de la promotion et la protection des droits fondamentaux. Rendu public et accessible en ligne, le document met en exergue les initiatives menées dans plusieurs domaines, notamment la protection de l’enfance, les conditions de détention, la formation des forces de sécurité ainsi que la coopération institutionnelle et internationale. À travers ce rapport, la CNDHL appelle à une mobilisation collective autour des enjeux liés à la dignité humaine.
Dans ce rapport, la CNDHL a dressé un bilan sur les plaintes et recours relatifs aux droits humains pour l’année 2025. 19 plaintes ont été enregistrées, révélant une prévalence des conflits familiaux, des litiges professionnels et des demandes d’assistance juridique. Si 9 dossiers ont connu une issue favorable ou partielle, 10 ont été classés sans suite, faute de suivi ou de pièces justificatives. « Pour l’année 2025, la majorité des plaintes réceptionnés, sont liées aux problèmes intrafamiliaux. Dans ce cas la CNDHL recommande la réconciliation ou la médiation entre les deux parties », lit-on sur le document.
Sollicité pour des précisions, Farid Soulé, chargé du suivi des plaintes et recours, explique que : « Ce bilan reflète à la fois la confiance croissante envers notre institution et les limites du système d’accompagnement ». Les conflits conjugaux et familiaux représentent la majorité des dossiers « Nous avons pu intervenir dans des cas de garde d’enfants, de pensions alimentaires ou de réconciliation familiale, souvent en lien avec les cadis ou les services judiciaires. Mais le désistement des plaignants ou l’absence de documents freinent notre action », souligne-t-il. La CNDHL a orienté plusieurs plaignants vers des institutions compétentes telles que la gendarmerie, l’inspection du travail ou les juridictions civiles. « Notre rôle est aussi instructeur : expliquer les démarches, accompagner sans se substituer aux autorités judiciaires », précise-t-il.
Le rapport pointe des failles dans le suivi des plaintes, une collaboration inter-institutionnelle encore fragile, et une méconnaissance des recours disponibles par une partie de la population. « Nous devons renforcer la sensibilisation, notamment dans les zones rurales et auprès des jeunes. Beaucoup de citoyens ignorent leurs droits ou abandonnent faute d’accompagnement », regrette le responsable. La CNDHL lance un appel à l’ensemble des institutions privées et publiques à poursuivre et renfoncer leur collaboration dans le but de construire une société où le respect des Droits humains devient un mode de vie pour tous. Pour cette nouvelle année 2026, elle prévoit intensifier ses campagnes d’informations et de renforcer ses partenariats avec les acteurs judiciaires et sociaux. « Chaque plainte déposée doit être vue comme une chance de trouver une solution et d’éviter que le problème ne se répète. Mais pour y parvenir, il faut non seulement des ressources, mais aussi une réelle volonté des parties prenantes », nous dit notre interlocuteur.
Aticki Ahmed Ismael (Stagiaire)
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