La Gazette

des Comores

Clôture du projet SEPAREF: Un véritable système semencier national est désormais possible

Clôture du projet SEPAREF:  Un véritable système semencier national est désormais possible © : HZK-LGDC

Organisé hier dans un hôtel de la place, en présence des autorités nationales, des partenaires techniques et financiers, des acteurs du monde agricole et des bénéficiaires, l’atelier de clôture a permis de dresser le bilan d’un projet considéré aujourd’hui comme une référence dans le secteur agricole comorien.


Le ministère de l’Agriculture et la Représentation de la Fao, ont officiellement procédé à la clôture du Projet de Renforcement de l'état de préparation et de la réponse d'urgence à la crise alimentaire aux Comores (SEPAREF), une initiative mise en œuvre sous le leadership du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Artisanat avec l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le financement de la Banque Africaine de Développement. Doté d’un financement de plus de 2,5 millions de dollars américains, le projet avait pour objectif de renforcer durablement le système semencier national afin d’améliorer la sécurité alimentaire et la résilience agricole des Comores face aux crises et aux changements climatiques.

 

Au cours de la cérémonie, qui a vu la participation du SGA du ministère de l’Agriculture M. Ahamada Djoubeire, du directeur national des Stratégies agricole Dr Mohamed Fouad et du chef du bureau de la FAO aux Comores M. Radonirina Ioniarilala, les responsables du projet ont salué des résultats jugés « concrets et structurants » pour le pays. Plus de 306 agents ont été formés dans le développement de la filière semencière à travers le pays, tandis que 87 autres agents ont bénéficié de formations sur la gestion de plateformes digitales et les systèmes de collecte de données. Sur le plan agricole, le projet a permis la production de 468 tonnes de semences de maïs, de plus de 12 millions de boutures de manioc ainsi que l’introduction de 43 nouvelles variétés précoces de pois d’Angole adaptées au contexte local, sans oublier deux nouvelles variétés de pomme de terre.

 

Les responsables ont souligné que ces résultats représentent bien plus que des volumes agricoles. Ils traduisent une amélioration de la résilience des producteurs, une plus grande autonomie alimentaire et de nouvelles opportunités économiques pour les communautés rurales. Le projet a également eu un impact important en matière d’emploi. Selon les chiffres présentés lors de l’atelier, il a généré 204 emplois directs et plus de 365 emplois indirects, avec une forte participation des femmes, représentant près de la moitié des bénéficiaires. Les différents intervenants ont insisté sur le fait que le projet a surtout démontré qu’un véritable système semencier national est désormais possible aux Comores. Avant le lancement du projet, ce secteur restait peu structuré et fortement dépendant de ressources extérieures.

 

Malgré ces avancées, plusieurs défis demeurent, notamment le renforcement de la législation semencière, la structuration du marché, l’amélioration des mécanismes de certification et le financement durable des acteurs locaux. Le Gouvernement comorien a ainsi réaffirmé sa volonté de poursuivre les efforts engagés à travers la mise en œuvre de la stratégie nationale semencière, la création d’un organe national autonome de certification et l’harmonisation des normes avec les espaces régionaux comme la Southern African Développent Community et le Common Market for Eastern and Southern Africa. Les partenaires ont, de leur côté, réitéré leur engagement à accompagner le pays dans la consolidation des acquis du projet et le développement d’une agriculture plus moderne, résiliente et souveraine.

 

Mmagaza

 


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