Classées 25ᵉ en Afrique dans le domaine du numérique, les Comores affichent leur ambition de devenir un acteur clé de l’économie digitale sur le continent. La clôture du 3ᵉ Salon de l’Économie numérique, mardi 19 novembre, a permis de mettre en lumière les progrès réalisés, notamment dans les infrastructures, la cybersécurité et l’innovation. Avec un secteur pesant désormais 12% du PIB, les Comores misent sur la formation des jeunes et la lutte contre la cybercriminalité pour relever les défis et pérenniser cette dynamique prometteuse.
Le troisième salon de l’économie numérique des Comores, a baissé le rideau ce 19 novembre au Palais du Peuple, après cinq jours d’échanges et d’activités. Cette cérémonie a vu la présence, des membres du gouvernement, du président de l’Assemblée nationale et du corps diplomatique, il marque une étape clé dans le développement numérique du pays. Dans son allocution, le chef de l’Etat Azali Assoumani a mis en avant l’engagement collectif pour faire des Comores un pays pleinement numérique. « Ce salon illustre la vitalité de notre secteur et notre détermination à avancer ensemble », déclare Azali Assoumani insistant sur l’importance d’un soutien gouvernemental à tous les acteurs de l’écosystème numérique.
Il se félicite des progrès réalisés depuis la précédente édition, citant l’amélioration des infrastructures et l’écosystème numérique qui placent désormais les Comores au 25ᵉ rang africain en matière de développement numérique. « Ces avancées témoignent de nos efforts pour hisser le pays à un niveau compétitif dans le domaine des technologies de l’information et de la communication », ajoute-t-il. Cependant, les efforts devraient se placer sur la lutte contre la cybercriminalité. Selon Azali, ce fléau menace à la fois les entreprises et les citoyens.
« L’État s’engage à mettre en œuvre des réformes juridiques pour protéger nos concitoyens », lance-t-il. Il invite les parents à la vigilance, à veiller sur leurs enfants à l’usage des réseaux sociaux. Ce monde est entouré des dangers comme la désinformation et le cyberharcèlement. Il a annoncé par ailleurs un investissement accru dans la formation des jeunes aux compétences numériques. « Ils sont la première ligne de défense contre les dangers du numérique », souligne-t-il, avant de remettre des prix aux lauréats du concours de hackathon organisé durant le salon.
Le ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvolana, qui assure l’intérim du ministre des Télécommunications et de l’Économie numérique, se réjouit des avancées enregistrées. « Aujourd’hui, le secteur numérique représente 15% du budget de l’État et 12% du PIB », explique-t-il. Grâce aux efforts du gouvernement, les infrastructures numériques des Comores rivalisent désormais avec celles de certains pays avancés. Le ministère s’est engagé à améliorer l’accès à Internet, renforcer la cybersécurité et développer les infrastructures numériques. « Nous travaillons sans relâche pour positionner notre pays en leader régional dans ce domaine », ajoute-t-il.
L’association comorienne des technologies de l’information et de la communication (ACTIC) a saisi l’occasion pour mettre l’accent sur la professionnalisation des acteurs et la lutte contre la fracture numérique. « Nous croyons fermement que le numérique est un outil puissant pour améliorer la vie de tous les Comoriens », renchérit Hamidou Mhoma, président de l’Actic. Cette cérémonie s’est terminée par une visite guidée des stands, où le président Azali a découvert les dernières innovations technologiques présentées par les jeunes participants.
Ibnou M. Abdou
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC