Les Comores ont gagné six places dans le classement des pays qui respectent la liberté de la presse, publié par Reporters sans Frontières le 26 avril 2017. Dans ce rapport annuel, les Comores sont passées de la 50ème à la 44ème place.
L’Union des Comores se classe au 44ème rang dans le classement mondial de la liberté de la presse, selon Reporter sans frontières dans son rapport annuel publié le 26 avril 2017. L’archipel a gagné 6 places par rapport à l’année dernière où on était placé à la 50ème place.
« Ce n’est pas que nous avançons mais certains pays reculent. On n’a pas d’amélioration sensible dans les droits et libertés de la presse à l’exception de la mise en place du CNPA », a souligné Ahmed Ali Amir, directeur général du journal étatique Al-watwan.
Hadji Hassanaly, directeur de la Tribune des Comores, soutient de son côté que cette avancée est du au fait qu’aucun journaliste n’est attaqué ou poursuivi mais l’autocensure est présente dans de nombreux organes de presse.
Et puis les Comores ont une législation exceptionnelle qui garantit un libre exercice du métier mais malgré les textes rien n’est fait pour soutenir la presse, comme l’a aussi souligné Kamal Eddine Saindou. « Les conditions d’exercice du métier sont précaires », a-t-il dit avant de se réjouir du pluralisme de la presse quoique « anarchique ».
Au cours de cette année, la fermeture et la réquisition du matériel de La Baraka Fm a été enregistré comme étant le seul cas où la liberté de la presse a été piétinée. Quelques actes d’intimidation et abus ici et là, mais aucune condamnation ni emprisonnement pour délit de presse.
Al-hamdi A. Hamdi
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