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Changements climatiques: Ouverture de la COP-26

Changements climatiques: Ouverture de la COP-26 © : HZK-LGDC

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 26, s’est ouverte hier au Scottish Event Campus (SEC) à Glasgow, au Royaume-Uni. Elle prendra fin le 12 novembre 2021. La conférence initialement prévue pour novembre 2020 a été reprogrammée par le Bureau de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) suite aux effets mondiaux de COVID-19.


 

La CCNUCC une adhésion quasi universelle avec 197 Parties. C’est le traité dont est issu l'Accord de Paris sur les changements climatiques de 2015. L'objectif principal de cet Accord est de maintenir une augmentation de la température moyenne mondiale au cours de ce siècle bien en deçà de 2 degrés Celsius et d'intensifier les efforts pour limiter encore plus l'augmentation de la température à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels. 

 

Le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) a estimé que limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale à 1,5°C nécessite une réduction des émissions de CO2 de 45% en 2030 ou une réduction de 25% d'ici 2030 pour limiter le réchauffement à 2°C. Si les émissions ne sont pas réduites d'ici 2030, elles devront être considérablement réduites par la suite pour compenser le lent démarrage sur la voie de zéro émission nette, mais probablement à un coût plus élevé.

 

Dans ce contexte ce qu’on appelle les contributions nationales déterminées (NDC en anglais) constituent le point central de l’Accord de Paris. Elles incarnent les objectifs à long terme de la lutte contre le réchauffement. Ce sont les actions concrètes, les engagements chiffrés et publiquement communiqués des États pour réduire leurs émissions de GES d'ici 2030, atteindre la neutralité carbone en 2050, condition pour parvenir au 1,5°C de réchauffement.

 

Chaque partie avait cinq ans (et même six) pour travailler et fournir des NDC actualisées et surtout rehaussées dans leurs ambitions. A ce jour, avec les ambitions déclarées de la plupart des pays, les émissions vont augmenter de 16% d’ici à 2030 par rapport à 2010, selon le Giec. Or, pour limiter l’augmentation de la température moyenne à 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 45% en 2030. Ou encore multiplier par 7 en seulement huit ans les promesses actuelles, selon le rapport du PNUE. La Convention-Cadre de 1992 comme l'Accord de Paris affirment noir sur blanc que les pays développés doivent soutenir financièrement ceux du Sud, et ce en plus de l'aide financière qu'ils fournissent déjà à ces pays. En 2009 à Copenhague, les pays riches ont donc convenu d’allouer, à partir de 2020, 100 milliards de dollars, par an, à l'action climatique des pays pauvres qui polluent peu, mais sont les plus touchés.

 

L’obtention du montant est la principale attente des pays africains comme des petits États insulaires pour cette COP26. « La situation de l'Afrique mérite une attention particulière : l'Afrique est le continent qui produit le moins d'émissions, mais qui subit le plus gros des conséquences », résume Tanguy Gahouma-Bekale, négociateur en chef pour l'Afrique. « La question du financement pour l'Afrique est au cœur des négociations [...] Les trois quarts des grandes villes africaines se trouvent sur la côte et l'un des plus grands risques est l'élévation du niveau de la mer. Nous devrons développer des infrastructures pour protéger nos côtes, nos populations, etc. et cela signifie que le financement devrait venir de la communauté internationale. »

 

En outre, comme l'a soulevé l'ONG Oxfam en 2020, « 80% » de la totalité de ces financements « ont été attribués sous forme de prêts et sont donc à rembourser », avec intérêts. « Il est scandaleux que les pays les plus pauvres qui sont déjà très endettés soient contraints d’emprunter pour faire face à la crise climatique dont ils ne sont pas responsables », proteste l'organisation, spécialisée dans la finance internationale. Ce sont autant de questions qui vont être débattues au cours de ces deux semaines consacrées à cette conférence.

 

Mmagaza


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