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Changements climatiques / Fin de la Conférence de Bonn, 140 et 300 milliards annuels d'ici 2030 pour les pays pauvres

Changements climatiques / Fin de la Conférence de Bonn, 140 et 300 milliards annuels d'ici 2030 pour les pays pauvres © : HZK-LGDC

La conférence de Bonn sur les changements climatiques s'est achevée jeudi 10 mai dernier, chacun des trois organes (les 48e sessions de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre et de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique, ainsi que la cinquième partie de la première session du Groupe de travail spécial de l’Accord de Paris) après avoir adopté des conclusions sur la plupart des questions à l'ordre du jour et convenu des travaux futurs, notamment lors d’une prochaine réunion à Bangkok, en Thaïlande.


Les points de vue ont été partagés sur les progrès réalisés sur les questions liées à la finalisation du Programme de travail de l'Accord de Paris (PAWP), l'ensemble des décisions qui aideront les pays à mettre en œuvre l'Accord. Certains des points discutés le plus dans les déclarations finales étaient relatifs au cadre de transparence. Il existe différents points de vue sur la manière dont le cadre devrait aider à fournir des informations sur les actions et le soutien des pays développés aux pays en développement.

 

Concernant les financements, en particulier ceux fournis par les pays développés avant leur mise en œuvre de nombreux pays en développement ont noté que cette question était importante pour eux dans l'ensemble. En ce qui concerne la Plateforme des communautés locales et des peuples autochtones (LCIP), de nombreux pays et parties prenantes non partisanes ont déclaré être déçus des progrès réalisés dans ce domaine.

 

Lors de cette conférence de Bonn, les parties ont convenu de plusieurs mesures pour faire avancer les travaux. Les co-présidents de tous les organes prépareront une note qui examinera tous les points et proposeront des moyens d'aller de l'avant. Les coprésidents du groupe de travail ad hoc sur l'Accord de Paris (APA) prépareront un «outil» qui aidera les parties à développer une «base de négociation commune».

 

Il convient de rappeler que les directives sont essentielles pour déterminer si les émissions mondiales totales diminuent suffisamment rapidement pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Il s'agit notamment de stimuler l'adaptation et de limiter l'augmentation de la température globale à bien au-dessous de 2° C, tout en poursuivant les efforts visant à limiter l'augmentation à 1,5° C.

 

Les pourparlers préparatoires se poursuivront lors d'une réunion supplémentaire à Bangkok du 3 au 8 septembre. Cette réunion examinera la note de réflexion et les points de vue et contributions des gouvernements saisis dans divers textes à Bonn.

 

Pour mémoire, les pays développés se sont engagés à porter d'ici 2020 à 100 milliards de dollars par an leur soutien aux politiques sur le climat des plus pauvres qui doivent notamment se préparer aux impacts des dérèglements climatiques. Une promesse pour laquelle les pays du Sud réclament sans cesse des garanties.

 

Leurs besoins sont légion pour faire face à l'augmentation du niveau de la mer, aux sécheresses ou aux inondations plus fréquentes, qui frapperont même si le monde parvient à limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle, objectif minimum prévu par l'accord de Paris. 

 

La dernière évaluation du Programme des Nations unies pour l'environnement estimait les besoins pour les seules actions d'adaptation entre 140 et 300 milliards annuels d'ici 2030.

 

Mmagaza

 


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