La Gazette

des Comores

Changement de saison : La DGSC alerte sur les risques

Changement de saison : La DGSC alerte sur les risques © : HZK-LGDC

Les Comores entrent progressivement dans la saison du Kusi, marquée par des vents forts, une mer agitée et des conditions météorologiques parfois instables. Face aux risques, dans un communiqué daté du mercredi 20 mai dernier, la Direction générale de la sécurité civile appelle la population à la prudence et au respect strict des consignes de sécurité.


La Direction Générale de la Sécurité Civile a publié un communiqué pour alerter la population sur l’évolution des conditions climatiques dans l’archipel. « Selon les prévisions de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie, l’Union des Comores entre progressivement dans la saison hivernale communément appelée Kusi », précise le communiqué. Il est également indiqué que cette période est marquée par « des vents modérés à forts du secteur Sud à Sud-Est, une baisse relative des températures, une mer agitée à forte et des conditions météorologiques parfois défavorables », lit-on dans le communiqué. Bien connue des Comoriens, cette saison s’inscrit dans le cycle climatique normal du pays. Toutefois, elle peut engendrer des situations à risque, notamment pour les pêcheurs, les usagers de la mer et les habitants des zones côtières.

Face à cette situation, la DGSC appelle à la vigilance et insiste sur le respect des mesures de sécurité. Elle recommande de limiter les sorties en mer en cas de mauvais temps, de suivre régulièrement les bulletins météorologiques officiels, de sécuriser les embarcations et les équipements exposés, d’élaguer les arbres proches des habitations afin de prévenir les chutes liées aux vents forts, d’éviter les baignades lorsque la mer est agitée et de se conformer strictement aux consignes des autorités maritimes et météorologiques. Les services de la sécurité civile, en collaboration avec les services météorologiques, assurent un suivi constant de la situation. Les autorités affirment rester mobilisées afin d’anticiper toute évolution et de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des populations.

À Kalaweni, Salim Hassani, pêcheur, témoigne. « Le Kusi, on le connaît, mais chaque année il peut surprendre. La mer devient dangereuse très vite. On fait attention, on regarde la météo, mais on ne peut pas arrêter complètement le travail. On reste prudents. » Amina Moussa, vendeuse de poissons, constate déjà les effets. « Quand les pêcheurs sortent moins, il y a moins de poissons. Les prix augmentent, mais on comprend que la sécurité passe avant tout. » Au marché de Volovolo, Halima Abdou, venue acheter du poisson, partage son ressenti. « Ce matin, il n’y avait pas beaucoup de choix. Les poissons sont plus chers que d’habitude. On sent que les pêcheurs prennent moins de risques avec la mer agitée. »

À Dzahani Tsidje, Mohamed explique les précautions prises. « On a coupé les branches autour de la maison. Avec les vents du Kusi, on ne veut pas prendre de risques comme l’année dernière. »Si le Kusi est une saison familière, elle nécessite chaque année une attention particulière. Les autorités rappellent que le respect des consignes et l’anticipation restent les meilleurs moyens d’éviter les accidents. « Le Kusi fait partie de notre quotidien, mais il impose le respect », rappelle un agent de la sécurité civile.

Mohamed Ali Nasra

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.