La Gazette

des Comores

Changement climatique : Mohéli face aux risques climatiques

Changement climatique :  Mohéli face aux risques climatiques © : HZK-LGDC

Du 10 au 12 août, une cinquantaine d’acteurs institutionnels et de la société civile se réunissent à l’hôtel Faradel Mohéli pour renforcer les systèmes d’alerte précoce. Au cœur des échanges : la Prévision basée sur l’impact (IBF) et une meilleure prise en compte des personnes les plus vulnérables.


Mohéli accueille, du 10 au 12 août, le troisième atelier insulaire de co-production consacré à la Prévision basée sur l’impact (IBF), intégrant l’approche GEDSI, égalité de genre, inclusion sociale et prise en compte des personnes vivant avec un handicap. Organisé par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACM), à travers la Direction technique de la météorologie, avec l’appui du Met Office britannique et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme WISER ActionFirst. Pendant trois jours, 55 participants issus de la Sécurité civile, des collectivités, de l’agriculture, de la pêche, de la santé, des transports, de l’éducation, des ONG, des associations, des médias et des groupes vulnérables travaillent à l’amélioration des mécanismes d’alerte climatique.

L’enjeu est particulièrement important pour les Comores, régulièrement exposées aux fortes pluies, vents violents, inondations, glissements de terrain, sécheresses, vagues de chaleur et phénomènes cycloniques. Pour les organisateurs, il ne s’agit plus seulement de prévoir un événement météorologique, mais surtout d’anticiper ses conséquences concrètes sur les populations, les infrastructures et les activités économiques. À l’ouverture des travaux, la gouverneure de Mohéli Chamina Ben Mohamed a appelé à passer « d’une logique de réaction à une logique d’anticipation ». Selon elle, l’approche IBF doit permettre de transformer les prévisions météorologiques en décisions rapides et adaptées, capables de protéger les vies humaines et les moyens de subsistance.

La gouverneure a également insisté sur la nécessité de rendre les systèmes d’alerte accessibles à tous. Femmes, enfants, personnes âgées, personnes vivant avec un handicap et autres groupes vulnérables doivent, selon elle, être pleinement intégrés aux stratégies de prévention et de gestion des risques. Le secrétaire général du ministère des Transports maritime et aérien Djinti Ahamada a, de son côté, souligné l’importance de renforcer les systèmes d’alerte afin que l’information météorologique puisse être transformée en « décisions rapides et en actions concrètes ». Il a salué l’appui de l’ANACM, de l’OMM et des partenaires engagés dans le programme WISER ActionFirst. Au terme des trois jours, les participants devraient formuler des recommandations et dégager une feuille de route destinée à améliorer durablement la coordination entre les différents acteurs. L’ambition est claire : faire de chaque alerte climatique un véritable outil d’action et renforcer la résilience des communautés comoriennes face aux effets du changement climatique.

Riwad

 


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