La déclaration sur la contribution du Groupe de travail I au sixième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), paru le 9 août 2021 et intitulé : « Changement climatique 2021 : les bases scientifiques physiques » n’est pas passé inaperçue au vu de son contenu.
Selon le directeur de l’Institut de recherche de Potsdam (Allemagne), sur les effets du changement climatique Johan Rockström : « C’est le rapport du GIEC le plus robuste scientifiquement : il va très loin dans la confirmation de l’aspect global du changement climatique. Il avance des preuves irréfutables de la gravité de la situation, en confirmant non seulement, sans équivoque, que nous réchauffons la planète, mais aussi de manière indiscutable que la fréquence et la gravité des événements climatiques extrêmes augmentent. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations sont désormais attribuées au changement climatique d’origine humaine avec un degré de certitude plus élevé. Il s’agit donc de véritables munitions scientifiques en faveur d’une action urgente ».
Selon l’ONU, les changements climatiques récents s'étendent partout, sont généralisés, rapides et s'intensifient. Leurs effets touchent toutes les régions de la Terre, y compris les océans. De nombreux phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur, les fortes pluies, les sécheresses et les cyclones tropicaux, sont devenus plus fréquents et plus graves. Le rapport, fournit un atlas des impacts régionaux observés mais aussi futurs, et permettra aux décideurs politiques et à toutes les autres parties prenantes de mieux informer les politiques climatiques aux niveaux régional et local.
Le rapport montre que les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines sont responsables d'environ 1,1°C de réchauffement depuis 1850-1900, et constate qu'en moyenne au cours des 20 prochaines années, la température mondiale devrait atteindre ou dépasser 1,5°C de réchauffement. À moins d'une réduction rapide, durable et à grande échelle des émissions de gaz à effet de serre responsables des changements climatiques, notamment le CO2 et le méthane, l'objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, inscrit dans l'Accord de Paris, sera hors de portée.
Aussi, les pays en développement sont très remontés envers les pays les plus riches et les plus pourvoyeurs en gaz à effet de serre C’est ainsi que le président du groupe des 46 pays les moins développés du monde a déclaré que « Les grands émetteurs doivent tenir compte des dommages infligés par l’industrie des combustibles fossiles, sachant que chaque tonne de carbone et chaque dollar dépensé en combustibles fossiles auront un impact négatif ».
Pour sa part, l’ambassadrice d’Antigua et Barbuda, Diann Black Layne, responsable des négociations sur le climat pour l’Alliance des petits états insulaires en développement et couvrant trente neuf pays de l’ONU, « C’est un secteur qui reçoit des subventions annuelles de plus de 600 milliards de dollars pour détruire notre planète, tandis que le Fonds des Nations unies pour le climat en reçoit 2,4 milliards par an pour la sauver. Le GIEC confirme l’expérience des petits États insulaires : que les cyclones s’intensifient et que le niveau des mers monte, mais il confirme aussi que nous pouvons encore enrayer le pire », insiste-t-elle, tout en appelant à « renverser la vapeur ».
Déjà, les regards ont commencé à se tourner vers le Royaume-Uni, dans la ville de Glasgow, pour la 26ème conférence internationale sur les CC. Pour ce faire, le Premier ministre britannique, Boris Johnson a lancé de ce mot d’ordre : « Scellons un accord à la hauteur de l’urgence ! »
Mmagaza
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