La Gazette

des Comores

Changement climatique: Le processus du plan national d'adaptation (PAN)

Changement climatique: Le processus du plan national d'adaptation (PAN) © : HZK-LGDC

A mesure que l’on se rapproche de la prochaine conférence internationale des parties sur les changements climatiques, la COP26 à Glasgow en novembre, la Convention Cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), a reçu 6 nouveaux plans nationaux d'adaptation (PAN), soumis par 4 pays en développement (Arménie, Koweït, Pérou et Afrique du Sud) et 2 pays les moins avancés (PMA) (Cambodge et Timor Leste). On constate en effet, que l'augmentation du nombre de soumissions de PAN met en évidence l'importance croissante de l'adaptation à mesure que les événements climatiques extrêmes se multiplient à travers le monde.


Le processus du plan national d'adaptation (PAN) a été mis en place dans le cadre de la conférence de Cancún. Il permet aux pays de formuler et de mettre en œuvre des plans nationaux d'adaptation comme moyen d'identifier les besoins à moyen et long terme et d'élaborer et de mettre en œuvre des stratégies et programmes pour répondre à ces besoins. Il s'agit d'un processus continu, progressif et itératif qui suit une approche axée sur les pays, sensible au genre, participative et totalement transparente.

 

Actuellement, 26 pays (dont 7 PMA) ont achevé la préparation de leurs PAN et les ont partagés sur une plateforme dédiée appelée « NAP Central ». Plusieurs autres pays ont également formulé des plans sectoriels pour permettre une adaptation ciblée dans des secteurs spécifiques tels que l'agriculture, la biodiversité ou l'eau. Chacun des nouveaux PAN a une vision, un objectif et des principes directeurs clairs qui jettent les bases de la planification de l'adaptation.

 

Par exemple, le PAN du Koweït indique que « l'objectif global du plan national d'adaptation (PAN) est de fournir un plan de développement intégré et des programmes ultérieurs ciblant les communautés locales et les composantes environnementales dans les zones menacées par le changement climatique ». Les nouveaux PAN mettent en évidence les principaux dangers, vulnérabilités et activités prioritaires à mettre en œuvre. Par exemple, l'Arménie a identifié les secteurs suivants comme prioritaires et vulnérables aux impacts climatiques : les écosystèmes, l'eau, l'agriculture, l'énergie, la santé, les établissements humains et le tourisme.

 

Ces PAN promeuvent également l'intégration du genre et d'autres groupes vulnérables, y compris les peuples autochtones et les communautés locales, dans les mesures d'adaptation au changement climatique. En outre, certains des nouveaux PAN ont explicitement fourni des coûts provisoires pour chaque projet et programme prioritaire. Il s'agit d'informations essentielles pour le processus d'obtention du financement du Fonds vert pour le climat (FVC) pour la mise en œuvre des activités d'adaptation prioritaires.

 

Enfin, tous les PAN ont des dispositions institutionnelles détaillées pour coordonner l'action contre le changement climatique et assurer la collaboration intersectorielle et l'intégration du risque climatique dans les plans de développement nationaux et entre les différents niveaux de gouvernement. Pour que les pays puissent présenter davantage leurs PAN nouvellement produits et amorcer les premières étapes vers la mise en œuvre, un événement de la plate-forme nationale PAN qui sera organisé à la COP26.

 

Mmagaza

 


Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.