Une réunion d’information sur le Fonds Vert sur le climat s’est tenue hier à Moroni. Une rencontre de sensibilisation et d’information sur le Fonds Vert sur le climat s’est tenue hier à Moroni. Elle a vu la participation du secrétaire général de la COI, des représentants du Fonds Vert sur le Climat, des représentants du ministère en charge de l’environnement et des partenaires au développement du pays.
« 17 milliards de pertes subies de 1980 à 2013 du fait des catastrophes naturelles et du changement climatique dans les pays de la région. Et c’est colossal. Et la mauvaise nouvelle, si nous ne faisons rien, il est très probable que le coût ne cesse de s’accroitre encore dans les prochaines décennies et qu’il condamne tout espoir de développement pour notre pays. Il est nécessaire d’agir et d’agir maintenant », a dit Hamada Madi Boléro, le secrétaire général de la COI.
La Commission de l'océan Indien a ainsi sollicité le Fonds Vert, qui a pour objectif de récolter et de canaliser d’immenses ressources financières pour que le monde ait des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’assurer l’adaptation des pays en développement, pour l'accompagner dans sa démarche. Un soutien estimé à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 et dont disposera le Fonds Vert pour cette mission planétaire.
Pour l'heure, plus de 10 milliards de dollars sont disponibles depuis septembre dernier. « Les Comores recevront 300 000 euros du Fonds Vert pour aider le pays à réfléchir en profondeur sur ses projets », a dit le secrétaire général de la COI. Via le Fonds Vert sur le climat, certains secteurs du pays comme les banques, le secteur financier, l’énergie, l’agriculture, le secteur privé dans sa globalité pourront profiter de son appui.
« Certes, ce n’est pas l’argent qui manque mais il nous faut de beaux projets pour le mobiliser. A nous de nous y mettre et de travailler dur pour convaincre nos amis du Fonds Vert et la communauté internationale que nous sommes sérieusement engagés dans cette dynamique », ajoute-il. Au delà de cette contribution des Fonds Vert, le pays a décidé de participer à l’effort mondial pour participer à la réduction des gaz à effet de serre à hauteur de 84% d’ici 2030 mais aussi de construire sa propre résilience climatique à travers des actions d’adaptation aux changements climatiques.
« Je demeure convaincu que le GCF accompagnera les Comores pour accélérer sa transition vers le développement vert », a dit Moustadroine Abdou, le vice-président en charge de l’environnement. M. Abdou a sollicité le secrétariat du Fonds pour se faire l’ambassadeur du pays auprès des instances internationales afin de permettre au peuple comorien de réaliser leurs rêves.
Mohamed Youssouf
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