La Gazette

des Comores

Changement climatique : Dayima renforce les capacités des OSC engagées pour le climat

Changement climatique : Dayima renforce les capacités des OSC engagées pour le climat © : HZK-LGDC

Soutenue par le Critical Ecosystem Partnership Fund, l’ONG Dayima déploie un projet stratégique pour structurer l’action environnementale à l’échelle locale.


L’ONG DAYIMA a lancé officiellement ce samedi 19 avril à Moroni, un programme de formation dédié à huit organisations locales œuvrant pour l’environnement. Dans un communiqué de presse, l’association affirme vouloir renforcer durablement les capacités des acteurs locaux face aux défis climatiques. L’environnement du pays, reconnu pour sa biodiversité unique, est aujourd’hui menacé par l’exploitation non durable des ressources naturelles et le changement climatique. C’est dans ce contexte que DAYIMA, une ONG active depuis plusieurs années dans la résilience environnementale, a annoncé, par communiqué de presse, le lancement d’un projet ambitieux intitulé : « Développement des capacités pour l’action environnementale et climatique aux Comores ».

Soutenu financièrement par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), ce projet vise à accompagner huit organisations de la société civile comorienne. Dans son communiqué, DAYIMA précise que l’objectif est de renforcer les compétences techniques, administratives et financières des OSC locales pour « améliorer leur structuration et leur efficacité dans la mise en œuvre d’actions de conservation de la biodiversité et d’adaptation au changement climatique fondée sur les écosystèmes ». Ce programme débute avec un cycle de formations intensives, prévu les week-ends afin de respecter les contraintes professionnelles des participants. Chaque OSC est représentée par cinq membres actifs, formés sur des thématiques stratégiques telles que la gestion durable des ressources naturelles, l’identification des espèces envahissantes, la restauration écologique, la gestion de projet, le leadership ou encore l’intégration du genre.

Au-delà des ateliers, le projet prévoit également des activités de terrain communes afin d’encourager l’échange d’expériences et l’application pratique des connaissances. Présente lors de la première session, Ali M’madi Bisalma, secrétaire générale de l’association Madjwane Grille, a livré un témoignage fort : « Il était si important pour moi de me présenter aujourd’hui au nom de notre association, pour apprendre l’importance de protéger l’environnement et pouvoir à mon tour former les autres qui sont à Mbéni et qui n’ont pas eu la possibilité d’assister à cet atelier. Même si je ne suis pas une spécialiste du domaine, j’ai appris beaucoup de choses aujourd’hui, surtout l’importance de protéger l’écosystème. »

Ce projet s’inscrit dans la vision stratégique du CEPF, qui soutient les initiatives locales dans les zones à haute valeur écologique. Il répond également aux priorités nationales définies par les Comores en matière de biodiversité et d’action climatique. Pour DAYIMA, il s’agit d’un premier pas vers la construction d’une société civile plus forte, plus structurée et plus autonome, capable de contribuer activement aux politiques environnementales du pays. « Ce que nous lançons aujourd’hui, c’est plus qu’une série de formations : c’est une démarche de responsabilisation, de transmission et de mobilisation à long terme », conclut un représentant de l’ONG.

Mohamed Ali Nasra

 


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