Du 3 au 4 septembre, s’est tenu un atelier dans un hôtel de la place à Moroni sur la situation actuelle du changement climatique aux Comores et sur la sensibilisation au processus de préparation à l'accès au Fonds Vert pour le Climat (FVC).
Il s’agissait d’introduire le FVC et ses conditions d’accès, de recueillir des données auprès des intervenants sur le renforcement des capacités, d’identifier les besoins, de discuter du cadre institutionnel existant et les processus de coordination, ainsi que les projets potentiels du FVC.
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Environnement M. Daniel Ali Bandar, a rappelé que « le changement climatique est le plus grand défi environnemental auquel nous sommes tous confrontés aujourd’hui. Il est intrinsèquement lié à tous les secteurs du développement et à la réalisation des objectifs de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCA2D) ».
Il a ajouté que « Nous sommes tous appelés à la vigilance dans nos actions de tous les jours pour éviter le « maladaptation » en développant des infrastructures plus résistantes, en construisant des habitations aux normes, et en adoptant des pratiques de gestion durable des ressources naturelles et de reconstitution du milieu naturel dégradé. Nous devons donc mettre à l’œuvre des politiques visant à atténuer la mutation rapide de notre environnement naturel, lequel environnement naturel est capable nous protéger quand il est bien protégé ! »
L’atelier était animé entre autres par Mme Isabelle Mamaty du bureau d’études Baastel pour la partie relative au contexte national et par Philippe Chabot, directeur du Département Climat du bureau Transtec pour l’aspect régional dans le cadre de la Commission de l’Océan indien (COI). Tout cela sous la l’œil de M. Sebastien Walczyszyn chargé de la supervision du Programme Readiness au niveau de l’ONU-Environnement à Nairobi au Kenya.
Il faut noter qu’en plus du programme national qui sera développé, la COI mène un programme « Readness » pour être accrédité au niveau du FVC en tant qu’entité régional. C’est dans ce cadre le bureau Transtec a mandaté M. Chabot pour exposer au niveau des participants la vision de la COI dans ce domaine. Les objectifs du programme pays visent à ce que les autorités, le public, la société civile et les autres parties prenantes sont informés et sensibilisés sur le fonds vert et que la genèse du fonds, ses domaines d’intervention et son mode de fonctionnement sont connus.
Il s’agira entre autres de faire en sorte que le rôle des entités d’exécution, de mise en œuvre et des intermédiaires et les conditions d’éligibilité et d’accréditation soient connues et qu’un modèle de programme de développement économique, sobre en carbone dans un ou plusieurs domaines prioritaires est élaboré. Il faudrait aussi que les indicateurs relatifs au programme et projets du FVC soient déterminés et que les risques possibles du programme et projets du fonds vert soient identifiés et des mesures d’atténuation proposées.
Au cours des débats, les participants à travers des groupes de travail ont commencé à se familiariser avec la vision et les concepts du FVC et ont souhaité qu’il ait une plus grande synergie entre le travail qui sera mené sur les plans national et régional.
Mmagaza
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
