La Gazette

des Comores

Changement climatique / Capitaliser l’information climatique au service du développement

Changement climatique / Capitaliser l’information climatique au service du développement © : HZK-LGDC

Hier dans un hôtel de la place, s’est tenu un atelier pour la validation technique d’une étude de faisabilité pour la mise en place d’un Observatoire national sur le Climat (ONC). L’étude de faisabilité correspond à une des activités du Programme d’appui à l’Union des Comores pour le Renforcement de la résilience au changement climatique (AMCC-Comores), un programme financé par l’Union Européenne.


Il s’agissait de faire une étude technique d’analyse des moyens et des capacités des institutions comoriennes impliquées dans le processus du climat et du changement climatique et à pouvoir travailler en synergie pour mettre en place un observatoire national sur le climat avec l’appui de l’Etat et ses partenaires au développement. C’est sur la base d’une étude menée par le Dr Mohamed Toihir Abdoulwahab, que les participants à l’atelier, ont mené des discussions pour aboutir à un certain nombre de recommandations.

 

Pour rappel, en tant que Partie à la Convention cadre des Nation-Unies sur les Changements Climatiques (CNUCC) depuis le 31 Octobre 1994, l’Union des Comores est tenue de fournir conformément à l’article 12 de la convention « un inventaire des gaz à effet de serre non règlementés par le Protocole de Montréal (PM), en recourant à des méthodes comparables qui seront approuvées par la Conférence des Parties ».

 

En outre, il a été constaté qu’il n’existe pas un groupe de travail permanent pour cet exercice. Les inventaires ne se font pas de façon tangible mais plutôt estimative et la mise à jour de la base des données ne se fait pas d’une manière systématique. Pourtant c’est à travers cet exercice que l’Union des Comores devrait s’appuyer pour évaluer la vulnérabilité des secteurs affectés par le changement climatique et de faire la mise à jour des plans et programmes nationaux d’atténuation, d’adaptation,  ou de résilience.

 

L’Union des Comores est tenue à participer aux efforts permettant de réduire les émissions des GES à l’échelle locale et de faciliter les travaux du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (Giec). Ces travaux qui se focalisent notamment sur la modélisation du système climatique et de son évolution, nécessitent une diversité des données climatologiques et météorologiques homogènes, fiables et précises dans l’espace et dans le temps.

 

Aussi, l’importance d’un tel outil, se pose aussi sur l’utilité de l’existence d’une structure capable, d’appuyer techniquement le processus de mobilisation des ressources nécessaires à la mise en application des Plans d’Action Nationale d’Adaptation et de Résilience en capitalisant à la fois sur les conventions internationales ratifiées par les Comores. La réflexion des participants a, entre autres, porté, sur l’analyse des parties prenantes. Ils se sont demandés si les institutions mentionnées sont suffisantes et pertinentes pour une bonne collaboration et opérationnalisation de l’ONC. Ils ont débattu de la pertinence et de la clarté  des missions et des mandats annoncés pour l’ONC.

 

La question de l’encrage de l’ONC dans une institution a été aussi au menu des discussions. La cohérence de l’organigramme proposé a fait aussi l’objet d’amples débats. La question relative aux sources de financements a fait elle aussi, l’objet de recommandations et de pistes de réflexion. La validation technique va permettre aux décideurs de se faire une idée plus précise de la direction à prendre, pour permettre à notre pays de pouvoir capitaliser l’information climatique au service du développement socio-économique de notre pays.

 

Mmagaza

 


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