Une partie du Snac donne sa position vis-à-vis de l’élection controversée de Momo à la tête de l’Union des chambres d’agriculture, pêche et élevage. Une réaction qui survient à la suite d’une conférence de presse de la partie anti-Momo la semaine dernière.
La réponse du berger à la bergère. C’est ainsi qu’on peut qualifier l’ambiance électrique qui règne au sein du syndicat national des agriculteurs comoriens (Snac) divisé face à l’affaire Momo dont l’élection à la tête de l’Union des Chambres est controversée par une frange qui peine à faire le poids.
Dans son procès à charge contre le président du Snac, le chef d’antenne de Ngazidja dudit syndicat a d’bord tenu à rappeler l’historique des élections, lesquelles selon lui « se sont déroulées dans les normes ». « Moi-même j’étais candidat. Issa Mhadji et les siens avait aussi présenté une liste. A la veille des élections, ils se sont désistés. Moi, je suis resté parce que je ne voyais aucune raison de faire de même », déballe Mouzaoir Soilihi qui dit avoir reconnu sa défaite à lui et l’élection de son adversaire (Momo, Ndlr).
« Je ne défends pas Momo. Non. Je fais juste un témoignage de ce qu’il s’est réellement passé. Je suis peiné de voir certaines personnes aujourd’hui prétendre que le Snac s’oppose à l’élection de Momo à la tête de la Chambre » poursuit-il, citant au passage le secrétaire général et le trésorier du Snac qui seraient membres du bureau de l’union des Chambres.
Hanafi Hamidou quant à lui, se demande non sans ironie si le Snac existe légalement parlant. « A Mohéli, le local du Snac est occupé par la Chambre. A Anjouan, idem. Et pendant ce temps, on continue à nous parler d’un syndicat « national ». Mais qu’on nous explique où se trouve-t-il », cogne cet agriculteur originaire d’Anjouan, avant de s’en prendre au président du Snac Issa Mhadji :
« Il occupe ce poste depuis maintenant près de 20 ans. Il n’a jamais organisé une assemblée générale à laquelle, d’ailleurs, personne n’y prendrait part car il a réussi à faire le désert autour de lui ». Selon les conférenciers, chaque cinquième année le bureau du Snac doit être renouvelé sauf que « ça n’a jamais été le cas depuis l’an 2000 que Issa Mhadji est arrivé à ce poste ».
Le premier vice-président de la chambre d’agriculture d’Anjouan en même temps secrétaire général du syndicat des pécheurs de la même île, ainsi que son homologue de Ngazidja étaient présents à cette conférence.
Toufé Maecha
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.
© : HZK-LGDC