Suite à l’interruption des activités de la compagnie Inter-Iles Air, depuis ce week-end, de nombreuses réactions envahissent la toile. La Gazette des Comores a sélections quelques unes sur les réseaux sociaux.
Ali Moindjié :
Pour être passé par là, j'ai une pensée fraternelle pour les Comoriens qui partent au chômage suite à la fermeture de la société Inter îles après celle d'Ab Aviation dans un pays sans aucun filet de sécurité sociale. Il m'est difficile d'y voir un quelconque progrès quoi que dise la propagande. Le progrès aurait été que l'État comorien recherche les moyens d'assister des entreprises comoriennes en danger. L'ultra-libéral Emmanuel Macron vient de nationaliser l'entreprise STX en difficulté, Barack Obama avait versé de l'argent public à l'industrie automobile pour faire relancer des usines.
Saandi Assoumani :
Les problèmes soudains de la compagnie Inter-iles me semblent une énigme. Comment l'aviation civile n'avait pas vu tout ça avant les autorisations données ? Où est l'Etat comorien? Est-ce la poursuite d'autres combats économiques et politiques par d'autres moyens ? Au moment où le Président français dont la sensibilité libérale n'aura échappé à personne, prend la décision de nationaliser une entreprise française de construction navale pour la protéger d'une reprise italienne, notre président se contenterait d'assister au péril d'une entreprise qui a avait l'air de rendre notre fierté au-delà des services rendus, des emplois crées et des impôts payés ? Je n'ose pas le croire. Monsieur le Président. Faites quelque chose. Faites émerger Inter-iles et vous ferez émerger les Comores.
Said A. Mchangama (Édito du DG de HaYba FM) :
Accepter passivement la mort d'Inter Iles Air est un signal aux comoriens et au monde entier que nous ne croyons pas, l'Etat en premier, aux capacités des comoriens à construire le pays.
Idriss Mohamed
Après AB Aviation, voilà qu’Inter Iles Air met la clé sous la porte. Le communiqué du DG d’Inter Iles annonçant la « cessation de toute activité à compter de demain 30 juillet » et la « liquidation de sa société » a plongé le pays dans la stupeur, l’incompréhension. La colère gronde. Les deux seules compagnies comoriennes des transports aériens disparaissent. Le pays a assisté ahuri, aux passes d’armes entre les entreprises comoriennes et le service public. Les affrontements donnaient l’impression d’une guerre entre ennemis : ANACM contre les deux compagnies aériennes comoriennes. AB Aviation et Inter Iles Air sont des jeunes entreprises comoriennes dans un secteur stratégique pour un petit archipel comme le nôtre, un secteur complexe investi par des jeunes pousses audacieuses et conquérantes. Une réussite prometteuse dont le pays était si fière au-delà des services rendus et des centaines d’emplois créés. Qu’elles aient rencontré des difficultés techniques et financières est tout à fait dans les normes (…) Mais qu’un service public ne protège pas ces entreprises, ne les aide pas à grandir mais pire s’acharnent contre ces entreprises jusqu’à les faire disparaître voilà qui dépasse les limites de l’acceptable.
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Moinadjoumoi Papa Ali:
31/07/2017 à 10:05 AM
un pays emergent qui axphyxie les entreprises locales.Qu" en est on aux comoriens qui ont paye un billet de 140000 pour s y rendre a Madagascar ?Certes Inter iles les remboursera mais auront-ils un moyen de se payer 230000 de billets chez Air Mad?