La Gazette

des Comores

Centre de formation professionnelle / Un bilan annuel mitigé

Centre de formation professionnelle / Un bilan annuel mitigé © : HZK-LGDC

Le Centre de formation technique, qui existe depuis 4 ans, s'accroche malgré le peu de ressources dont il dispose. Dans un point de presse tenu hier peu avant la cérémonie de remise d'attestations à la 4e promotion, le directeur général a sollicité l'aide du gouvernement, notamment en faveur des enfants comoriens qui n'ont pas la possibilité de poursuivre leurs études supérieures.


En 2014, le Qatar ouvre et finance le CFOTEC, un centre de formation professionnelle sis à M'kazi. Depuis le départ des Qatari, le centre peine à fonctionner correctement faute de financement. «Avec le personnel, nous avons décidé de reprendre les cours, sans le moindre espoir de percevoir des salaires », explique le directeur général du centre qui a accueilli cette année, 90 étudiants. Mkandzilé Mohamed Assaf a fait le choix de mettre en place un système traditionnel où l’administration est au sein du centre.

 

Avec l’appui de la Banque Mondiale, le Centre a pu bénéficier, à travers le Projet RCIP-4, d'un don de dix ordinateurs, un projecteur et un kit Internet TELMA. « Avec l’Internet qu’on nous charge gratuitement, nous avons pu télécharger des documentaires pour chaque département. Cela permet également aux étudiants de découvrir d'autres méthodes de travail, issus des différents pays », confie le directeur général qui se veut optimiste malgré l'état des finances du Centre.

 

Les espoirs pour les formateurs de toucher leur salaire s'éloignent avec le temps. De plus, situé au sud de la capitale, dans les hauteurs de la ville de M'kazi, le CFOTEC est mal desservi, ce qui ne motive pas les formateurs à s'y rendre. L’absence des autorités et des bailleurs de fonds enfin finit de décourager le personnel qui confie se sentir délaissé. « Il nous arrive de penser qu'il faut fermer le centre et chercher d'autres emplois ailleurs...», regrette Mkandzilé Mohamed Assaf.

 

Dans cette situation, plusieurs options sont envisagées par l'établissement: augmenter le droit d’inscription à 7500 (uniforme, fournitures et carte scolaire inclus), mais aussi les frais de formation à 10 000 KMF/mois. Le cas échéant, « nous proposons que l’Etat prenne en charge la totalité du centre », explique le directeur qui suggère également qu’il y ait des affectations des fonctionnaires de l’Etat pour former ces élèves. Enfin, M. Assaf propose que la Ma-mwé occupe le centre car « la société dispose de techniciens qui peuvent assurer la formation en électricité, mécanique, informatique bureautique et maintenance et la plomberie ».

 

Ibnou M. Abdou

 


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