La Gazette

des Comores

Ce que l’on sait de l’arrestation de Fatima Mze Said

Ce que l’on sait de l’arrestation de Fatima Mze Said © : HZK-LGDC

Selon nos informations, l’activiste membre de Dawula ya haki Fatima Mze Saïd a été interpellée par les forces de l’ordre, pour diffamation et propos portant atteinte à l’intégrité morale sur le directeur de cabinet à la présidence Youssoufa Mohamed Ali (Belou). Après deux convocations, la militante ne s'est pas présentée à la gendarmerie, ce qui a conduit à son arrestation. En tout cas, elle sera déférée au parquet ce lundi 29 juillet.


C’était le 23 juillet dernier qu’une activiste membre de Dawla ya haki originaire de Foumbouni a été interpellée dans sa ville natale par les forces de l’ordre. Selon nos informations, Mme Fatima Mze Saïd serait accusée de diffamation sur la personne de Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet de la présidence de la république chargé de la défense. Convoquée deux fois à la gendarmerie, l’accusée ne se serait pas présentée. Ainsi des militaires ont procédé à son arrestation. Elle est attendue au parquet de Moroni ce lundi 29 juillet où elle sera entendue par le procureur de la république.

Contactée par La Gazette, la porte parole du gouvernement Fatima Ahamada dit que cette affaire a déjà atterri aux mains de la justice. « Le gouvernement n’a pas une main mise sur la justice. C’est une institution qui travaille pour le droit des citoyens. En revanche, on soutient le directeur de cabinet. Car cette dame ne fait que tenir des propos diffamatoires qui touchent l’intégrité morale du directeur de cabinet du chef de l’Etat. Elle l’a fait à maintes reprises pendant x temps, mais aujourd’hui la dame a dépassé les limites. Donc, c’est à la justice d’en juger », a-t-elle déclaré.

Tout en rappelant que le gouvernement respecte et surtout n’est pas contre la liberté d’expression. « Dans notre pays tout le monde s’exprime via les réseaux sociaux parfois on dépasse même cette liberté d’expression. Donc, liberté d’expression ne signifie pas insulter ni entrer dans la vie privée des personnes et leur famille. Quel que soit le cadre de la personne on n’a pas le droit de l’insulter. Liberté d’expression c’est critiquer par des critiques constructives avec du respect. Il ne faut pas oublier que nous avons tous des familles. Personne ne serait content de voir un membre de sa famille trainé dans le boue », a-t-elle prévenu.

Pour finir, elle a appelé les comoriens d’ici et d’ailleurs à avoir un peu de retenue dans leurs déclarations. « Nous avons des enfants à éduquer. Demain ils vont être des responsables. On peut ne pas être d’accord sur un sujet. On peut ne pas être dans le même camp. Mais, on peut discuter ou débattre avec des idées et des arguments tout en se respectant. Au contraire ce qu’on voit sur les réseaux sociaux c’est triste. C’est devenu un champ de bataille d’insultes. Même les problèmes familiaux » fait observer celle qui vient d’être nommée ministre de l’information du nouveau gouvernement d’Azali.

Nassuf Ben Amad

 

 


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