Sous les auspices du ministère de la Santé, s’est tenu hier mercredi à l’hôtel Retaj, un atelier relatif à l'approche appelé « Simple Toolbox to Analyze Reasoning » et connu sous le vocable de STAR. Cet outil d’évaluation du danger a été préparé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour permettre aux pays membres, d'appliquer une stratégie fondée sur des données probantes relatives aux évaluations des risques afin que les processus et résultats soient comparables, reproductibles et défendables. Le but général de l'outil STAR est donc d'identifier et de prioriser les risques pour soutenir la planification d'urgence en matière de santé.
En effet, l'OMS collabore avec les pays de la Région africaine pour accroître leurs capacités de préparation et d'intervention dans les situations d’urgences sanitaires. Déjà un atelier a été organisé par le bureau des Comores, du 24 au 28 juillet 2017 à Moroni, avec l’appui de l’expertise de deux consultants du bureau régional de l’OMS.
Cet atelier avait pour objectif de renforcer les capacités des acteurs dans la prévention des risques de catastrophes et situations d’urgence sanitaires, pour une planification rigoureuse et une prise en charge efficace à l’aide cet outil d’évaluation du danger. Cet atelier avait vu la participation plusieurs acteurs de différents secteurs de la santé, de la protection civile, de la Gendarmerie, de l’armée, des universitaires et d’autres, venant des secteurs connexes.
A la sortie de cet atelier, il a été identifié les cinq (5) aléas, comme étant la base de la cartographie sur les zones à risque. Il s’agit entre autres, des activités volcaniques, du chavirement des bateaux, du Glissement de terrains, des Inondations et de la Sécheresse.
Le présent atelier avait comme objectif de valider le rapport, qui a été élaboré sous la houlette du ministère de la santé par experts nationaux avec comme consultant national le Dr Said Hassani Mohamed.
Dans son allocution, le directeur de cabinet du ministère M. Chamssoudine Mhadjou, a affirmé que « la problématique des urgences sanitaires en Afrique en général et en Union des Comores en particulier, reste un défi majeur dans un monde où le changement climatique et son adaptation sont devenus une préoccupation mondiale ».
Pour le directeur « Cet exercice est une opportunité pour notre pays, d’évaluer le niveau de préparation existant en matière de gestion de risque et catastrophes et d’y apporter les ajustements nécessaires ».
A cet égard, un certain nombre de recommandations ont été formulées comme la réalisation des travaux d’aménagement adaptés aux aléas, la protection des structures sanitaires et des communautés face aux aléas et la production et l’exécution des plans de contingence sanitaire
Mmagaza
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