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Carrières pour les infrastructures en exécution à Mohéli: Les prospections se poursuivent

Carrières pour les infrastructures en exécution à Mohéli:  Les prospections se poursuivent © : HZK-LGDC

Pendant que le démarrage des travaux de construction du port de Bangoma sont en stand bay depuis la cérémonie de pose de la première pierre en octobre 2023, une mission du Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment séjourne actuellement à Mohéli. Le but est de mener des études de contrôle qualité des matériaux existant sur la carrière de Mbagani (Bandar es Salam). Ces prospections se poursuivent également sur d’autres carrières à Maweni dans les hauteurs de Bangoma.


Chaher Ali Soilihi ingénieur en génie civil et géotechnicien, a conduit une mission de 7 personnes dont 4 venant de Ngazidja et 3 de Mohéli pour l’étude des carrières existant dans l’île. C’est pour des prélèvements à l’étude de la qualité des matériaux devant être utilisés sur les infrastructures nationales en exécution sur l’île, notamment le port de Bangoma et la digue de Djoiezi. « Notre rôle est de procéder au contrôle qualité des ouvrages telles que routes, ports, bâtiments, mais également de contre-expertise des ouvrages et l’étude du sol », explique le chef de mission. C’est sur cette dernière (étude du sol) qui les amène à cette mission comme ils le font souvent sur les sites exploités pour les infrastructures routières tout comme sur l’étude de fondation pour une construction d’une maison.

À Mbagani, les travaux d’étude de différents types de matériaux de construction ont bien démarré. Des engins creusent des fossés afin de procéder à des évaluations seulement qualitatives. Quant au contrôle quantité, selon M. Chaher, c'est le travail du bureau géologique qui est incessamment attendu dans l'île. Cette équipe réalise des prélèvements et amène les échantillons au laboratoire à Moroni. C’est donc pour déterminer si les matériaux présents à cette carrière seront adaptés ou non. Cependant la grande préoccupation de la population à Mohéli, y compris les environnementalistes c’est l’impact de l’éventuelle exploitation de ce site. D’abord en termes de quantité, visiblement il n’y a plus rien. C’est une carrière qui a servi des années durant et qui semble en phase d’épuisement. Ensuite, le site se situe entre le terrain d’aviation et la mer. Procéder à plusieurs fosses pour extraire des matériaux ne demande pas des études d’ingénierie pour comprendre que cela expose la population à un danger. D’autres études s’effectuent sur d’autres sites identifiés auparavant notamment celui de Maweni dans les hauteurs de Bangoma.

Quant à la carrière de Domoni (zone 1) initialement retenue et dont la qualité et la quantité sont irréprochables, selon le premier rapport du LNTPB et le bureau géologique et selon d’autres études précédentes, cette mission n’a pas voulu se prononcer car « cela ne fait pas partie de son mandat » disent-ils. La seule raison avancée par l’entreprise Arab Contractors sur l’abandon de cette zone 1 du site de Domoni, selon une source proche du dossier, fût l’accessibilité du lieu. Un sujet qui suscite plusieurs interrogations.

Riwad

 

 

 

 

 

 


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