Le scandale du carburant contaminé perdure, le « collectif de défense des victimes du carburant toxique » a été reçu à Beit-Salam par Youssoufa Mohamed Ali Belou, directeur de cabinet en charge de la défense ce mercredi 26 mars. L’objectif était d’exiger des mesures concrètes face aux dommages causés aux véhicules et à la santé publique.
Alors que les consommateurs dénoncent depuis des mois une essence de mauvaise qualité, les autorités se disent prêtes à agir. Une réponse insuffisante pour les victimes, qui réclament des réparations et un contrôle plus strict du marché des hydrocarbures. Les membres du collectif n’ont pas mâché leurs mots face aux représentants de l’État. Ils ont pointé du doigt la responsabilité des autorités dans la distribution d’un carburant jugé non conforme, dénonçant des impacts désastreux sur les moteurs et, plus grave encore, sur la santé des habitants. « Nous ne pouvons plus tolérer cette situation. Nos véhicules sont endommagés, nos moyens de subsistance affectés, et personne ne semble répondre de cette catastrophe », a fustigé un membre du collectif.
Pour les victimes, il ne s’agit pas seulement d’obtenir des explications, mais d’exiger des réparations. Parmi leurs principales revendications : une indemnisation des propriétaires de véhicules endommagés, des sanctions contre les responsables et un engagement ferme des autorités pour éviter qu’un tel scandale ne se reproduise à l’avenir. Face à ces doléances, le directeur de cabinet s’est voulu rassurant. Il a reconnu la gravité du problème et annoncé plusieurs mesures destinées à éviter de nouvelles crises. « L’État ne restera pas les bras croisés. Nous allons renforcer les contrôles et identifier les responsables de cette situation », a-t-il affirmé.
L’une des pistes avancées concerne la création d’un laboratoire de contrôle des hydrocarbures au sein de l’université des Comores. Un projet qui, selon les victimes, reste insuffisant si des actions immédiates ne sont pas prises. « Nous attendons des actes, pas seulement des promesses », a réagi le porte-parole du collectif. La balle est désormais dans le camp des autorités.
Mohamed Ali Nasra
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