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Campagne pour la révolution des mentalités / Nioumadzaha Bambao a accueilli le second meeting contre la corruption

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Campagne pour la révolution des mentalités / Nioumadzaha Bambao a accueilli le second meeting contre la corruption © : HZK-LGDC

Après le Washili, l’association Ngo’shawo était à Nioumadzaha dans le Bambao dans le cadre de sa campagne « Hashiri » visant à révolutionner les mentalités des comoriens. Cette deuxième rencontre interactive était axée sur la lutte contre la corruption aux Comores.


A Nyumadzaha, dans le Bambao, le président de Ngo’shawo a sollicité auprès de la population d’exiger plus de transparence dans la gestion de l’Etat, mais aussi dans la gestion des affaires liées à leur commune. « Les actes de corruption à toutes les échelles, sont à bannir », a déclaré le président de Ngo’shawo qui a encouragé les citoyens à dénoncer tous les faits de corruption enregistrés dans leur propre localité. Il a entre autres cité les trafics d’influence et abus de tout genre qui portent préjudice à l’évolution du secteur éducatif et culturel dans les villes et villages. Les notables ont été pointés du doigt.

« Nous protégeons ceux qui détournent les caisses communautaires, des mosquées, des associations. Pire encore, nous continuons à leur faire confiance et à leur donner plus de responsabilité. Ce sont ceux-là même que nous élisons Conseiller municipal, député. Ceux-là même qui se retrouvent dans les hautes fonctions de l’Etat et qui bénéficient du soutien de tous », a déploré Abdoulkarim Ahmed.

« Nous avons tous une part de responsabilité. Dans l’agriculture, l’enseignement, nous tolérons les voleurs de bananes tout comme nous tolérons les élèves qui trichent ou les professeurs qui livrent les sujets d’examen ou le directeur qui fait passer en classe supérieur ceux qui ne le méritent pas », a-t-il poursuivi.

Après Koimbani et Nyumadzaha Bambao, l’association espère poursuivre la sensibilisation dans les établissements scolaires et les sites universitaires. « Notre principale cible c’est jeunesse. Si nous parvenons à changer leur mentalité à faire en sorte qu’elle prenne conscience des pratiques malsaines qui minent notre société et notre évolution, nous pouvons espérer un avenir plus prospère », a rajouté le président de Ngo’shawo.

Si dans ses discours, le chef de l’Etat condamne et stigmatise la corruption, aucun dispositif n’a été mis en place à l’heure actuelle pour lutter contre la corruption. Pour un pays qu’il vise l’émergence, c’est un peu contradictoire. Ngo’shawo a entamé la campagne Hashiri pour sensibiliser les citoyens sur les effets de la corruption et comment combattre le fléau.

 

Al-hamdi A. Hamdi


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