Gros pourvoyeur au sein de la Caisse de retraite, le secteur public qui englobe en majorité les fonctionnaires de l’Etat et les élus de la nation (députés), s’avère être aussi le plus gros problème du système à cause des déficits cumulés chaque année. C’est en tout cas l’analyse des experts du FMI, sur la réforme des retraites aux Comores, que nous continuons à décortiquer, pour donner aux lecteurs les éléments les plus probants.
Sans les nombreuses aides et subventions injectées par l’Etat, le système des retraites aux Comores, ne serait déjà qu’un mauvais souvenir. « Pour faire face aux tensions croissantes sur la liquidité, la Caisse de retraite des Comores est devenue dépendante d’un soutien exceptionnel et temporaire pour honorer ses obligations de paiement », indique le rapport d’analyse. Et le rapport de continuer sur la nature de cette dépendance : « Outre l’augmentation du taux de cotisation des fonctionnaires de 14% à 17% en janvier 2025, deux mécanismes ont été mis en place : premièrement, l’apurement progressif des arriérés de cotisations impayées par l’État, et deuxièmement, un soutien budgétaire ponctuel apporté sur une base discrétionnaire pour couvrir les déficits de paiement ». Selon le rapport, la Caisse de retraites des Comores a reçu deux énormes subventions de la part de l’Etat, de 548 millions en 2022 et de 527 millions en 2024 pour la couverture des « Pensions des fonctionnaires et des députés ».
Deux appuis qui auraient évité à la caisse de « dépassé 1,3 milliard de francs comoriens en 2024 » de déficit. Si ces appuis permettent d’éviter le pire, elles ne sont toutefois pas la solution miracle, surtout si le principal pourvoyeur en matière de cotisation, est pour beaucoup dans le creusement du déficit. « Le déséquilibre financier du système de retraite est principalement dû aux régimes du secteur public, le régime des non fonctionnaires restant le seul à dégager un excédent ». Et le rapport de nous donner les chiffres : « Le régime des fonctionnaires, le plus important en termes de bénéficiaires et de dépenses, a enregistré un déficit de 274 millions de francs comoriens en 2024, tandis que celui des députés a présenté un déficit de 69 millions de francs comoriens ».
Bien que de moindre importance, le régime des députés contribuerait selon le rapport : « Au déséquilibre global en raison d’un déficit structurel important. Ce régime se caractérise par une base de cotisants très limitée moins de 35 députés en activité selon la législature et un nombre croissant de bénéficiaires », ce qui remmènerait le déficit de 86 millions en 2025, à 290 millions en 2035. Le principal problème étant un taux de cotisation inférieur, qui n’est pas fait pour assurer l’équilibre financier. Et le rapport d’attirer l’attention sur l’impact à long terme du régime des députés sur le système globale. « Même si le régime représente moins de 6% du déficit de financement total prévu de la CRC d’ici 2035, son déséquilibre persistant ajoute à la vulnérabilité d’un système déjà sous-financé ».
Imtiyaz
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