Un processus d’évaluation du système alimentaire a été lancé hier par le gouvernement en partenariat avec l’Union Européenne (UE), l’Organisation des Nations-unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), et le Centre français de recherche agronomique et de coopération internationale (CIRAD). Tous les acteurs des systèmes alimentaires sont invités à y participer.
L’objectif était d’identifier les principales contraintes et de mettre en lumière les points d’accès pour des politiques innovatrices et des investissements clés, en vue de la transformation durable des systèmes alimentaires en utilisant une approche systémique. Il est admis que nos systèmes alimentaires tels qu’ils fonctionnent, ne parviennent pas à nourrir sainement toutes les populations et à garantir un mode de vie convenable pour l’ensemble des acteurs tout en préservant l’environnement et les ressources naturelles.
Toutefois, il y aurait suffisamment de nourriture pour permettre d’éviter la double charge de la malbouffe et de la malnutrition. Cependant, les inégalités sociales et déséquilibres économiques et territoriaux sont tels que nos systèmes alimentaires ne génèrent pas des revenus repartis de manière équitable pour tous les acteurs, en particulier les petits producteurs, qui se retrouvent prisonniers d’un cercle vicieux de précarité et de pauvreté croissant. Nos systèmes alimentaires doivent être transformés si l’on veut atteindre les Objectifs de développement durable.
Toutes les informations recueillies au cours de cette rencontre seront analysées et synthétisées dans un rapport final. Les principaux résultats complètent les informations recueillies des dialogues nationaux et serviront en tant qu’outil de base travail pour la contribution de l'Union de Comores dans le cadre de la préparation du pays au Sommet mondial sur les systèmes alimentaires, et plus largement pour la formulation des politiques publiques pertinentes.
Pour une participation inclusive de toutes les parties, les équipes engagées ont mené les consultations et séances de travail nécessaires au niveau du pays. Les résultats de ces travaux seront présentés au Sommet Mondial des systèmes alimentaires convoqué par le Secrétaire- général de l’ONU, Antonio Guterres, en septembre 2021, afin de guider les actions futures audacieuses et pertinentes dans le cadre des dialogues nationaux sur les systèmes alimentaires.
Selon le Secrétaire Général du gouvernorat de Mohéli, « grâce à ce diagnostic, nous aurons des indications claires sur ce qu’il faut faire pour revenir sur la bonne voie. La refonte des systèmes alimentaires nous permettra également de répondre à l’appel lancé par le Secrétaire général de l’ONU en vue de reconstruire en mieux à l’issue de la crise de la COVID-19. »
Dans son allocution, le Chef de Bureau de l’Union Européenne aux Comores, Pierre Beziz, a déclaré : « il s’agit d’un dossier d’intérêt national dont l’objectif est d’assurer une participation inclusive de toutes les parties prenantes ainsi qu’une appropriation des résultats de ces travaux par le gouvernement. Au cours des prochains mois, l’UE renforcera son appui aux Comores pour aider le pays à développer des systèmes alimentaires durables, au bénéfice des populations. »
Pour le Représentant de la FAO aux Comores, à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles, Charles Boliko, « ces résultats constituent une base solide pour les concertations demandées aux pays membres de l’ONU, dans le cadre de la préparation du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires convoqué le mois prochain par le Secrétaire général de l’ONU ».
Mmagaza
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