Devant la presse, Me Fahardine a dénoncé le 10 juin dernier, l’abus de pouvoir exercé par l’agence pour la météorologie pour déloger la structure AMIE sans réquisition du procureur de la République. Pendant son intervention avec la presse, l’avocat exige à l’Anacm de respecter les procédures judiciaires et la décision du gouvernement en entendant la décision du tribunal administratif de Moroni.
Le torchon brûle entre la structure AMIE et l’agence nationale de la météorologie (Anacm) concernant les locaux attribués au projet AMIE par un conseil de gouvernement de 2008. En conférence de presse, Me Fahardine a rappelé : « Après avoir saisi l’utilité du projet AMIE, le conseil de gouvernement de 2008 a décidé d'attribuer le bâtiment dans lequel la structure AMIE exerce aujourd’hui à travers la donation Z.A 25. Mais le président a créé l’Anacm en 2011 et le gouvernement à travers le ministère des finances a attribué à l’Anacm des locaux à travers une attestation de patrimoine en 2011. Et en 2015, un arrêté signé par le même ministère précise que parmi les domaines attribué à l’Anacm sauf le bâtiment Z.A 25 qui appartient à la structure AMIE ».
Et de regretter : « Cependant, l’Anacm exercice un pouvoir hors du cadre légal pour obliger à la structure AMIE d’abandonner le bâtiment qui lui est attribué par le gouvernement. Il existe trois façons d’obliger à la structure AMIE de quitter le bâtiment, soit par annulation de la donation par le conseil des ministres, soit le ministère des finances déloge la structure AMIE par dérogation ou soit le tribunal administratif tranche sur le dossier. Sans cela, la structure AMIE a le droit d’exercer sur son bâtiment ».
Lors de cette conférence, l’avocat a aussi précisé que la structure AMIE continue d’appuyer les projets liés à la pêche, l’agriculture et le développement des petites entreprises. « L’arrêté de 2015 précise que le bâtiment attribué à la structure AMIE ne sera pas à leur disposition quand les activités liées au projet seront finies. Et jusqu’à lors les activités du projet AMIE se poursuivent à Ngazidja, Anjouan et à Mohéli », conclut-il. C’est dans ce contexte que le conférencier a appelé au dirigeant de l’Anacm de respecter l’ordre du gouvernement en attendant des nouvelles dispositions.
Kamal Gamal
Les contenus publiés dans ce site sont la propriété exclusive de LGDC/HZK Presse, merci de ne pas copier et publier nos contenus sans une autorisation préalable.

© : HZK-LGDC