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des Comores

BPC à l’arrêt à Mwali: Une recharge d’électricité en attente de validation

BPC à l’arrêt à Mwali: Une recharge d’électricité en attente de validation © : HZK-LGDC

Privée d’électricité pendant plusieurs jours, la Banque populaire des Comores (BPC) a traversé une situation préoccupante à Mwali. L’absence de courant, conditionnée à une autorisation attendue de Moroni selon plusieurs sources, a entraîné l’arrêt total des services bancaires, au grand désarroi des clients et du personnel. Ce dysfonctionnement met en lumière les fragilités structurelles d’une institution publique déjà en difficulté, tout comme sa « cousine» la Poste.


Pendant plusieurs jours, la Banque populaire des Comores (BPC) a fonctionné au ralenti, voire pas du tout. En cause : l’absence d’électricité prolongée qui a empêché toute activité bancaire. Dans les locaux, les ordinateurs étaient éteints, les guichets fermés et les agents, impuissants, ont assisté à une situation qui pénalise directement les usagers. Aucun retrait, aucun dépôt, aucune opération administrative ne peut être effectuée sans énergie électrique, devenue indispensable au fonctionnement de la banque.

Selon des sources concordantes, la recharge de l’électricité serait soumise à une autorisation venant de Moroni. Une procédure qui, à ce jour, tarde à aboutir. Le silence observé par la direction nationale plonge les agences, notamment celle de Mwali, dans une forme de paralysie totale. Les administrateurs locaux et les agents se retrouvent sans marge de manœuvre, contraints d’attendre des décisions qui ne viennent pas.

Les clients, eux, expriment leur lassitude. « Cela fait deux jours que je viens pour effectuer une opération, mais les machines ne sont même pas allumées et aucune solution n’est envisagée », témoigne Saïd Chamsi, client régulier. Face à l’urgence, après 3 jours, un cadre de l’établissement aurait même puisé dans ses propres moyens pour recharger l’électricité, dans l’espoir d’un remboursement ultérieur, illustrant le niveau de défaillance du système actuel. À cela s’ajoute l’absence du ménage et d’entretien de l’établissement.

La crise que traverse la BPC, conjuguée aux difficultés de la Poste, pose la question de la gouvernance et de la réactivité des institutions publiques. En attendant le rétablissement du courant, à la fois électrique et décisionnel, clients et agents restent dans l’expectative, confrontée à un service public essentiel devenu inopérant.

Riwad


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