La Gazette

des Comores

Boycott des épreuves du bac à Nkurani ya Sima / Idriss Mohamed dénonce "l'absurdité et la gravité" de cette situation

Boycott des épreuves du bac à Nkurani ya Sima / Idriss Mohamed dénonce © : HZK-LGDC

A Nkurani ya Sima, le choix des candidats de boycotter les épreuves du baccalauréat après que leur localité se soit vue refuser la création d'un sous-centre dans leur village passe mal. Dans une lettre ouverte, Idriss Mohamed Chanfi, membre influent du Comité Maore et de la société civile connu pour des prises de position tranchées, est monté au créneau.


137 lycéens contraints à une année blanche par "pure vanité". La nouvelle n'est pas passée inaperçue et a irrité plus d'un. Idriss Mohamed Chanfi, dans une lettre ouverte, n'ira pas par quatre chemins: « La Mouvance présidentielle a tenu un grand meeting à Fumbuni, capitale de la région Badjini sans un mot sur cette grave question qui devrait interpeller tout comorien responsable ». Membre influent du Comité Maore et connu pour ses prises de position tranchées, Idriss rappellera dans sa diatribe les mots du secrétaire général du ministère de l’éducation nationale dans une interview au quotidien Alwatwan du 11 juillet 2018.

 

« Le Secrétaire Général du Ministère de l'Education regrette seulement et calme sa conscience avec une pirouette : les lycéens en voudront, croit-il, à leurs parents mais pas au gouvernement ». Un fait révélateur de la réalité de l'Etat comorien à l'en croire. « Comment des notables peuvent-ils empêcher les enfants de passer leurs examens de fin d'année pour des futilités sans que l'Etat réagisse avec la fermeté appropriée pour imposer le respect de ses dispositions administratives ? La force publique ne serait-elle là que pour les opposants politiques ? » s’interroge-t-il.

 

« Le détournement des assises n'ont pas permis d'avancer. Et on reste au même point : ne même pas savoir qui dirige le pays ? Les Elus de la République, les notables, les Ulémas ? », écrira Idriss Mohamed Chanfi dans sa lettre. Il proposera un processus de construction d'un Etat comorien original, avec des règles qui correspondent à nos mœurs et usages, à notre religion ouverte et à notre histoire. Un processus qui permettrait le "respect de chacun et de chaque domaine".

 

A.O Yazid

 


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