Le Forum national sur la biodiversité marine et terrestre se tiendra du 20 au 22 octobre aux Comores. Lors d’une conférence de presse organisée lundi 12 octobre au Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS), les organisateurs ont présenté cette rencontre destinée à valoriser les travaux scientifiques et à renforcer la préservation du patrimoine naturel comorien.
Placée sous le thème « Connaissances, résilience et gouvernance durable pour les générations futures », cette rencontre réunira chercheurs, enseignants-chercheurs et acteurs locaux. L’objectif est de partager les connaissances acquises dans le pays et d’identifier des solutions pour mieux protéger les écosystèmes marins et terrestres. Organisé par le CNDRS et la Faculté des sciences et techniques, en collaboration avec l’ambassade de France en Union des Comores, le forum associe également l’Institut national de recherche pour l’agriculture, la pêche et l’environnement (INRAPE). La coopération française, à travers le Service de coopération et d’action culturelle (SCAC), apporte son soutien à l’événement. Pour Toiwilou Mze Hamadi, directeur du CNDRS, le forum doit permettre de capitaliser les connaissances accumulées par les chercheurs et les enseignants-chercheurs comoriens. Il s’agit de faire de la biodiversité un vecteur de valorisation de la recherche scientifique nationale, en mettant en lumière les résultats obtenus dans le pays.
Dr Soulé Hamidou, doyen de la Faculté des sciences et techniques, insiste sur la place des chercheurs dans cette démarche. « Quand on parle de forum, c’est qu’on implique tous les chercheurs de haut niveau pour qu’ils nous montrent où ils en sont dans leurs recherches », explique-t-il. Les séances prévues permettront aux participants de présenter leurs méthodes et de confronter leurs approches afin de trouver des réponses aux défis de conservation. « Nos actions, c’est de permettre de trouver ensemble une solution de conservation », souligne-t-il. Coordinateur du forum, Nassuf Ahmed Abdou met en avant les dimensions scientifique, environnementale et économique de la biodiversité comorienne. Selon lui, les populations doivent mieux connaître cette richesse naturelle pour pouvoir la valoriser et la préserver. Son exploitation durable représente également un potentiel de développement économique.
Les organisateurs souhaitent également associer les ONG et les associations engagées sur le terrain. « Il y a des ONG et des associations qui travaillent avec les localités. Elles vont participer au forum et comprendre davantage les enjeux. Nous n’avons écarté personne, tout le monde est impliqué », indique Nassuf Ahmed Abdou. Les établissements scolaires et universitaires sont également concernés par cette initiative, qui vise à élargir le partage des connaissances au-delà du milieu scientifique. Prévu sur trois jours, le forum ambitionne de renforcer le dialogue entre les institutions de recherche et les acteurs locaux. L’enjeu sera de transformer les connaissances scientifiques en leviers de conservation durable du patrimoine naturel comorien, au bénéfice des générations futures.
Mohamed Ali Nasra
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