La Gazette

des Comores

Biodiversité des Comores / Soutenance d’une thèse sur la « Phytogéographie et écologie de la végétation de l’île de Ngazidja »

Biodiversité des Comores / Soutenance d’une thèse sur la « Phytogéographie et écologie de la végétation de l’île de Ngazidja » © : HZK-LGDC

« Phytogéographie et écologie de la végétation de l’île de Ngazidja » tel est l’intitulé d’une thèse de doctorat en science de la vie et de l’environnement, spécialité du végétal, soutenue à l’Université d’Antananarivo (Madagascar) et obtenu par madame Andiliyat Mohamed Abdérémane, mercredi dernier, avec la mention très honorable.


Le Jury a été composé par d’éminents professeurs de l’école doctorale en science de la vie  et de l’environnement notamment le Professeur Ramavovololona, enseignante à la Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo, Professeur Miadana Harisoa Faramalala, Professeur Solofoarisoa Rakotoniaina, Directeur de l’Institut et Observatoire de Géophysique d’Antananarivo, Professeur Charlotte Rajeriarison, Docteur Roger Edmond, Bernard Riera et d’un membre invité des Comores en la personne du Docteur Ahmed Ouledi, ancien Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université des Comores.

 

Madame Andiliyat est une jeune scientifique, enseignante à l’Université des Comores et responsable de l’herbier des Comores. Passionnée de botanique, Andiliyat est une chercheure confirmée notamment dans la conduite des inventaires de la flore des Comores et de sa distribution géographique.

 

A ce titre, elle est une référence pour le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris mais aussi pour de nombreux centres et laboratoires des pays du sud ouest de l’Océan Indien. Elle est aussi connue du grand public comorien pour sa disponibilité à faire découvrir la biodiversité aux jeunes et aux moins jeunes lors de randonnées pédestres ou les sorties pédagogiques.

 

L’objectif de la présente thèse est d’élaborer une carte, la plus complète possible, de végétation prenant en compte toutes les formations végétales de l’île de Ngazidja en se basant sur l’approche de télédétection à deux échelles. Comme la liste floristique complète de l’île manquait aussi, elle a eu à réaliser des inventaires exhaustifs de toutes les formations végétales. Son travail a permis d’initier la création d’une base de données de la flore de l’île.

 

Les inventaires floristiques effectués ont identifié 1304 espèces floristiques reparties en 208 familles dont 919 sont indigènes et 385 exotiques avec 184 sont endémiques. Cette thèse a mis aussi en évidence 9 espèces probablement éteintes et 6 très rares sur l’île. Leurs intégrations dans la liste rouge de l’UICN s’avèrent urgente. 

 

La thèse d’Andiliyat apporte une importante contribution dans la connaissance de nos ressources végétales. Elle permet de définir une nomenclature phytogéographique propre pour les Comores en commençant par l’élaboration d’une carte de la végétation de l’île de Ngazidja que l’on pourra étendre à l’ensemble de l’archipel.

 

Elle s’inscrit dans la droite ligne des efforts réalisés par notre pays pour répondre aux  obligations qu’il a souscrit pour le développement durable. En effet, les Comores ont ratifié 11 conventions internationales dont la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), grâce auxquelles le pays peut mettre en œuvre des mesures de conservation et de protection pour le respect de l’environnement. Puisse cette thèse inspiré des nombreux  jeunes Comoriens à s’inscrire dans l’excellence, dans la recherche scientifique.

 

Mmagaza

 

 

 


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